MELOMANIA

En souvenir de Vlado Perlemuter. Car si j'ai toujours été mélomane, grâce à lui, j'ai appris ce qu'est devenir musicien.

10 mai 2009

BERLIOZ, TOUJOURS MECONNU !

Théâtre des Champs-Elysées, jeudi soir, concert retransmis en direct par France Musique.

L'évènement est de taille : Création mondiale de " Le temps l'Horloge " de notre compositeur bien vivant, Henry Dutilleux. Avec comme exécutants les deux interprètes dédicataires de l'œuvre, une commande de Radio France, et pas n'importe qui : Renée Fleming, soprano, et Seiji Ozawa au pupitre.

Patriotisme du programme : trois compositeurs français à l'affiche, avec Dutilleux, Ravel pour commencer, Berlioz pour conclure.

J'enregistre, je réécoute.

Mon propos, ici ne sera point de faire la critique du concert, (je laisse ce soin aux spécialistes, beaucoup plus compétents que moi), mais de faire juste part de mon étonnement final.

Je reste vraiment surpris par l'apparente méconnaissance du public vis à vis de la suite du Roméo et Juliette de Berlioz, en entendant, comment après la fin de l'exécution, la salle a hésité à applaudir… ce qui traduit la preuve manifeste de sa méconnaissance de l'œuvre. Mais oui, c'est bien fini, bande d'ignares !

Ah, c'eut été la " Fantastique ", les applaudissement auraient été beaucoup plus immédiats au terme du dernier accord ! Mais là…

Décidément la phrase d'un célèbre critique de l'époque qui disait, à propos des trois plus grands musiciens français, que Rameau était inconnu, Debussy, mal connu, et Berlioz , méconnu, reste bien vraie, tout au moins pour ce qui concerne Berlioz.

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13 avril 2009

VIENNE DETONNE, PAUVRE HAENDEL !

Lapalissade, me dira-t'on, quand j'affirme que Vienne n'est plus Vienne, du moins ce qu'elle fut. Témoin la retransmission du Messie de Haendel sur Arte hier soir. Mise en scène de Claus Guth, Chœurs Arnold Schonberg : tout ce qu'il faut de révolutionnaire pour fêter, sans le moindre souci de dignité, le deux cent cinquantième anniversaire de la mort de Haendel. Gloire à Haendel, à bas le Theater an der Wien ! J'ai dit. Inutile après ce spectacle de prendre à témoin l'article de Jacques Drilllon dans le Nouvel Observateur, (programme télévision de cette semaine), mais je ne saurais le soustraire à ceux qui ne l'ont pas lu.Haendel__Mauvaise_notes__Jacques_Drillon Avec, en plus, des petit-chanteurs qui chantent faux.

Voulu ? On est, à ce point de mauvais goût parfaitement en droit de se poser la question. Pour ma part, je pense que oui.

A moins que ce ne soit une façon de vengeance vis à vis de nos amis anglais qui se targuent tellement d'un Haendel Anglais. Certes ! Puisqu'il se fit naturaliser là-bas. Bien qu'allemand de naissance, il n'est pas impossible que nos amis autrichiens y aient cherché quelque revanche. Mais quand même ! Si c'était le cas, ils ne font pas preuve de la meilleure façon de réhabiliter la mémoire du compositeur. Vienne détonne !

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28 mars 2009

LA DISPARITION DU " MONDE DE LA MUSIQUE "

Voilà, c'est fait. Même leur site Internet ne répond plus. C'est fini. Et comme toute fin, c'est triste. Enterré.

Oui, je sais, je suis un nostalgique, mais qu'en dira-t-on de l'époque où nous avions de bons compte-rendus de concerts et autres chroniques que nous avions plaisir à lire ? Sans partager toutefois les points de vue du chroniqueur. 20 ans de lecture assidue de la revue, n'est-ce pas d'abord une preuve de fidélité ?

Fidélité qui fait, au fil des numéros que l'on s'attache à certaines catégories d'articles ou de chroniques. Personnellement, j'ai conservé, dans ma base de données, l'essentiel des articles de la revue : ainsi, pour moi, au moins ne seront-ils pas morts.

Mais je plains tous ceux du Monde de la musique qui se sont fait jeter comme des mal propres par la direction de la nouvelle revue. Je ne me permettrai pas de les citer, ils sont trop nombreux, (qu'ils me pardonnent), ceux dont j'aimais bien lire les chroniques au fil des mois. Mais du fond du cœur, je les plains et leur dis ici toute ma fidèle admiration, ayant collectionné leurs articles sur ma base de données autant qu'il se pouvait. Encore que ce genre de " sport informatique " je ne l'ai pratiqué que depuis les deux dernière années.

Ceci dit , je veux en venir à un autre sujet qui me paraît de plus grande importance :

La presse écrite peut-elle être valablement être remplacée par une " presse Web "? J'en viens à en douter, d'autant qu'il s'git moins d'une question de support, que d'une question de liberté d'expression. Bref, je regrette cette disparition, enterrée et mise en terre comme une pestiférée.

Mais je crains surtout, que l'avenir ne soit plus pauvre : on nous le promet plus riche : Fi donc ! Sombres imbéciles prometteurs de merveilles qu'ils ne sont pas foutus de nous livrer.

Témoin ? Le premier numéro de Classica . Le premier numéro , numéro 111, oui, nous avons bien lu : 111 !

Ils n'ont même pas eu le courage de renuméroter leur revue au départ : N° 1.

Mais quelle veulerie !!!

Ce qui revient à dire, tout simplement que sous un nouveau titre allégé (plus de " Répertoire ") on a bouffé tout le monde. Quand à dire que sous leurs promesses, (ils nous assuraient de la publication d'un CD mensuel…) on nous livre un CD  qui ressemble à ceux de leur confrère (ennemi ?) Diapason, comme deux gouttes d'eau, avec quand même moins de choix : histoire de paraitre plus sévère, donc meilleur juge. Tu parles !

Ce qui revient à dire que des merdeux, la morve au nez, ont gobé d'un coup d'un seul ceux qu'ils n'aimaient pas, pour cause de concurrence. Voilà le problème. Voilà comment l'un des grands patrons de la presse que je ne nommerai pas ici, simplement parce que je le dédaigne, fait ses quatre volontés, au plus grand mépris de la culture dont il s'estime le plus grand défenseur.

Eh bien Monsieur, Chapeau ! Merci, et par avance, good bye : je pense qu'au terme de mon abonnement, je ne le renouvellerai pas.

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08 février 2009

LANG LANG : DES PROGRES, ENCORE INSUFFISANTS !

Arte, dimanche soir : festival Mendelssohn. La star ? Quelle question ! Lang-Lang, voyons donc. Je ne sais qui est son impresario, mais il en a trouvé un bon. Qui le propulse partout où il faut être. Un pianiste doué autant d'une excellente virtuosité, que d'un excellent marketing. Sans compter qu'il assure aussi celui des autres : baskets Adidas, stylo (bien accroché à sa poche), et montre (bien visible à son poignet), le tout de marque Montblanc. Il ferait mieux d'arborer une Rolex. Certes, il n'a pas encore 50 ans, mais devrait avoir le souci d'affirmer sa réussite sans les attendre !

Bref, j'ai quand même pris la peine de le regarder.Avez_vous_une_Rolex Il y a des progrès, assurément, mais il en a encore autant, sinon plus à faire : certes il ne se couche plus ni ne se cabre plus sur son piano comme on a pu le voir il y a quelques années  à New-York,. (mais les américains doivent aimer ce côté démonstrateur). Mais encore beaucoup trop de singeries-minauderies, jusqu'à une recherche d'attitude (gestique de sa main par moment libre, gauche ou droite, qui se voudrait " gouldienne ". On peut en rire, si cela n'était ridicule. Quant à l'interprétation du Concerto n° 1 de Mendelssohn, franchement flon-flon, pompier, sans poésie. On est loin de Serkin, loin, très loin.

Le problème ? Sans doute son impresario, qui lui fournit hélas toutes les occasions de se montrer. Il devrait le remplacer par un moine, qui lui montrerait le chemin de la réflexion et de la modestie, et le confesserait de son orgueil, avec une lourde pénitence. Oui, assurément, trop orgueilleux ce chinois, confiais-je à mon épouse. Qui a eu pour simple réponse : " déjà qu'ils le sont tous… " Au travail, Monsieur Lang, au travail ! Contorsionnez vous moins, et essayez donc un peu, quand vous êtes au piano, de vous faire oublier. Ca vous pose un tel problème ?

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31 janvier 2009

Vous êtes ému ? Toussez donc !

Folle journée retransmise (quand même !) en direct de la salle Lünebourg du Palais des Congrès de Nantes par France Musique ce samedi 31, et qui y a placé ses meilleur(e)s animateurs/commentateurs, à les écouter commenter les interprètes et ensembles du moment. La preuve ?

Cependant qu'entre les pauses, le public en profite, comme d'habitude pour se livrer à ses quintes de toux… remarquable commentaire de Gaëlle le Gallic saisi sur le vif, - oui, oui  je vous assure ! - pendant une pause des musiciens de l'Akademie für Alte Musik Berlin entre deux suites de Bach :

" C'est l'émotion, c'est l'émotion qui fait tousser ! "

A l'écouter, tout en estimant l'effectif des tousseurs, faut croire que la majorité du public n'est pas émue…

Comme voilà une belle affirmation ! elle devrait être affichée dans toutes nos salles de concert : nos critiques bien éduqués, et dont les remarques de plus en plus fréquentes sur ces toux et autres bruits de salle ne semblent améliorer en rien le silence du public, n'auraient plus… qu'à continuer à ne pas tousser pour marquer leur désapprobation !

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29 janvier 2009

N'AURIONS NOUS PLUS DE MEMOIRE ?

Déjà fin janvier – ça passe vite, une année ! - et pas encore un seul concert, une seule émission radio, une seule manifestation que je sache, chez nous, consacrée au bicentenaire de la mort de Haydn.

En 2006, nous célébrions Mozart. Certes l'Autriche a eu la part belle, et elle l'a tout autant cette année pour Haydn : il suffit d'aller voir sur le site

http://www.austria.info/xxl/_site/fr/_area/419069/home.html

pour se rendre compte, dans la rubrique art et culture, de la façon dont il sera célébré chez eux, ce qui me donne d'autant plus l'envie de revenir à Vienne, ou mieux, à Eisenstadt, pour y effectuer, cette fois un pèlerinage à la mémoire de " Papa Haydn ".

Si chez eux, il n'a rien perdu de sa popularité, il semble bien hélas, qu'il n'en aille pas de même chez nous.

Du côté disques, Brilliant Classics n'a pas attendu pour sortir un majestueux coffret (150 CD) distribué par Abeille Musique, et reprenant l'intégrale de ses symphonies, des concertos pour piano, pour violon, pour trompette t cor, bref, j'en passe : allez vous même voir le détail ! Il est même en solde (95.99€ ! pour 150 CD, ça ne fait pas cher le CD!) à l'heure ou j'écris ces lignes !

Cliquez sur ce lien tant qu'il en est temps :

http://www.abeillemusique.com/CD/Classique/BRIL93782/5028421937823/Brilliant-Classics/Joseph-Haydn/Integrale-de-l-Œuvre-(Volume-1)/cleart-30669.html

Je ne fais pas de pub: je ne l'achèterai pas, car j'avais dès parution, questionné Abeille, ayant déjà l'intégrale des symphonies par les même interprètes, pour savoir si les autres œuvres étaient cessibles en coffrets séparés. Réponse : non ! Et zut, les disquaires ! Pourtant, chez Abeille, ils font plutôt les choses comme il faut…

En solde donc, ce coffret ? Peut-être parce que chez nous, plus personne n'écoute Haydn… ? Serait-ce possible ?

Désolant.

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12 juillet 2008

AIX : GRANDEUR OU DECADENCE ?

La belle histoire que celle du Festival d'Aix-en Provence qui célèbre cette année son soixantième anniversaire ! La presse, générale et plus encore musicale abonde d'articles pour l'occasion :
Interviews, critiques des opéras donnés cet été, inégales comme toujours ;
Mais l'interview d'Edmonde-Charles Roux, sa Présidente d'honneur, publiée par Le Monde, a l'avantage de nous en rappeler l'histoire, souvent oubliée, quand ce n'est pas tout simplement ignorée : intéressant de savoir comment son fondateur Gabriel Dussurguet, en confia la première direction au chef allemand Hans Rosbaud : c'était donc en 1948, à une époque ou le réflexe " anti-boche " restait encore bien vif.
Mais ce fut l'enthousiasme de Malraux pour ce Don Giovanni qui déclencha la venue du public mondain, puis l'époque " des smokings blancs et des dîners mondains à la fraîche... "
Certes Gabriel Dussurguet n'est plus, qui savait accorder les plus diverse tendances artistiques, et faire côtoyer le Marteau sans Maître ou la Turangalila Symphonie avec les chefs d'œuvre mozartiens, car il était ouvert et curieux de tout, et savait reconnaître le talent des autres : compositeurs autant qu'interprètes , et avait su faire de "son" Festival un modèle d'ouverture artistique.
Qu'est devenue aujourd'hui cette grande manifestation, courue de toute la France? Il faut bien se poser la question, car je vois autour de moi tant de fans d'opéra qui se révoltent, certes pour des motifs divers, vis à vis de cette édition, autant que des plus récentes.
Plusieurs directeurs ont succédé à Dussurguet, depuis : Louis Erlo et Jean-Louis Pujol, puis Stéphane Lissner, et Bernard Focroulle qui lui succède depuis sa nomination à la Scala.
Force est de reconnaître qu'ils ont parfaitement poursuivi l'effort de Dussurguet : n'est-ce pas Lissner qui a ramené Chéreau à la scène lyrique (Cosi) puis Focroulle (La Maison des Morts) ?
N'est-ce pas toujours Lissner qui a sorti Aix de son ancrage mozartien, en y programmant Wagner ? Et c'est Focroulle qui continue : " Un irrésistible Siegfried au Festival d'Aix " (Le Figaro) : Je dis : " Très bien, et tant mieux ! " : on ne saurait contester qu'ils n'ont pas fait beaucoup pour le public local comme pour les jeunes.
Maintenant sur la critique des opéras de cette saison : très diversifiée, selon les critiques, mais généralement pas très bonne : Cosi ? : "se noie dans les calanques de Cassis " (Le Monde), " un Cosi sans voix à Aix "(Le Figaro). Peu applaudi. Pour sûr ! nous n'en sommes plus aux années de gloire des Stich-Randall et autres divas qui ont fait d'Aix le Salzbourg français. Que certains - dont moi - les regrettent, pourquoi pas ? Mais la vie va, et nous avons aujourd'hui de brillantes interprètes mozartiennes, bien capables de leur succéder et de nous ôter nos regrets. Si j'avais vu, (en 1981 ?) au Théâtre de l'Archevêché, un remarquable Cosi dirigé par Mackerras, et situé (déjà) au bord de la mer, j'ai aussi vu à Toulouse, il y a trois ans, un Cosi très bien chanté.
Non ! ce qui cloche, encore une fois, c'est bien plutôt les mises en scène : Mais donc quel besoin, en l'occurrence, d'aller coller en fond de scène un écran sur lequel sont projetées simultanément des images montrant une terrasse de café puis les calanques de Cassis, enfin des images de l'orchestre lui-même ? Selon la critique  " le procédé distille l'ennui plus que l'intérêt " (Le Figaro). Mais l'ennui de qui ? du spectateur ? Sans doute ! Mais sans doute aussi, celui du metteur en scène, qui visiblement est complètement passé à côté de la plaque en recourrant à de tels subterfuges…
Faible succès encore du "Zaïde", opéra interrompu par Mozart, non du fait de la fermeture des théâtres autrichiens à cause de la mort de l'impératrice Marie-Thérèse, mais parce que le livret était tout simplement inepte et que Mozart a fini par baisser les bras ! Mais voilà donc, pour faire du nouveau, c'est Peter Sellars qui est choisi pour la mise en scène : voulant en faire, culture bien américaine, un "brûlot contre l'esclavage ", sa réalisation est encore plus inepte que le livret !  Incontestablement, Sellars a confondu Zaïde et Fidelio.
Alors, Aix-en Provence ? Décadence, grandeur ? Un lieu bien vivant en tous cas, encore plein d'aventures, pas toujours couronnées de succès. Certes encore fréquenté pas certain public de notre haute société, qui vient là connaisseur ou non,pour se détendre : " l'estbablishment apprécie l'opéra : passion pour certains, marqueur social pour d'autres " comme l'a écrit si justement Anna Rousseau dans un récent article de Challenge.
Mais je plains ceux qui n'y connaissent rien, ne venant là que pour se faire voir. car regarder un opéra dont on ne comprend ni les dialogues, ni l'action, c'est comme cultiver sa virginité dans une maison de passe : c'est décourageant... "

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13 juin 2008

MUSIQUE RADIODIFFUSEE, OU MUSIQUE AU CONCERT ?

Dans le programme TV d'un grand hebdomaddaire national, je lisais ce matin un article consacré à l'une de nos chaînes de radio préférées et récompensée " pour la meilleure émission de radio de l'année… " : Radio Classique.

Selon son directeur, argumentant la raison pour laquelle cette chaîne ne diffuse - presque - plus d'oeuvres intégrales, " Beethoven ne jouait jamais des œuvres intégrales pendant ses concerts. Il jouait des mouvements. Ses spectacles  étaient des fêtes où les gens entraient et sortaient. Aujourd'hui, on n'a pas droit de se gratter l'oreille pendant certains concerts. Nous ne sommes pas d'accord avec ça. "
Ce propos, fort intéressant, sous-tend en réalité deux questions, qui préoccupent un certain nombre de mélomanes dont je fais partie :
la diffusion des œuvres d'une part, les conditions du concert, de l'autre.

De la première, je dirai que je ne suis pas du tout partisan de cette façon dont cette chaîne a l'habitude d'écourter les oeuvres qu'elle diffuse, au point de transformer certaines d'entre elles en véritables pots-pourris, sous prétexte de faire de l'audience, indispensable critère qui lui permet d'obtenir de la publicité, doublé d'un atroce marketing-salade pour une promotion aveugle des dernières nouveautés discographiques. Argument facile, que de prendre l'exemple de Beethoven, qui, de surcroît est faux par l'adjonction de l'adverbe jamais. C'est, pour moi, un pur et simple irrespect de l'œuvre, et surtout, de son compositeur. Comme l'écrivait Jacques Doucelin dans l'une de de ses chroniques : " si prégnante est la dictature de « l’idiot-visuel » et du dieu audimat, la consommation obligatoire ayant remplacé le libre arbitre du citoyen mélomane ", est-ce à ce prix qu'elle doit gagner le grand public ?

Quant à la seconde question, je trouve que le propos est pour le moins amusant, quand on lit dans le Monde de la Musique de juin, (dont je rappelle qu'il est le fidèle supporter de la dire chaîne), le billet de François Duteurtre consacré aux bruits parasites des concerts ! Phénomène évoqué de plus en plus souvent, récemment encore par Alain Duault, qui constatait dans une autre revue comment le public ne supporte pas le silence, profitant de chaque intervalle entre les mouvements d'une œuvre pour se manifester bruyamment, se demandant s'il s'agit bien là de respect. Tant pour les œuvres et leurs compositeurs que pour leurs interprètes.

Radio Classique sera, pour la quatrième année consécutive le partenaire privilégié du prochain Festival d'Aix (France Musique n'en captant  que des opéras).
Alors, deux questions : vu ces principes, ne diffusera-t'elle que des mouvements des oeuvres jouées ?
Et prendra t'elle au moins le soin de retransmettre les quintes des tousseurs du concert ?
Je me pose la question…

Posté par Sachs à 12:52:00 - ACTUALITE MUSICALE - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 juin 2008

INSUFFISANCE DE CRITIQUES

Je me révolte !
Ca suffit ! des quantités de concerts - ou d'opéras - sont annoncés partout  dans l'hexagone, notamment à Paris, tout autant en province, grâce au Web, avec des solistes et des chefs de renommée, à grands renforts de communiqués (presse et internet), mais on ne voit guère trace de leurs compte-rendus. A se demander ce que font les critiques :  je ne connais pas réellement leur "statut" ni leurs avantages? Mais...
Ils n'y vont plus ? Leurs places sont-elles devenues payantes ?
Bref, il n'y a rien de pire que de voir un soliste annoncé et ne pas avoir le moindre écho de sa prestation ; je suis très - trop - souvent à jeun des résultats, et m'étonne lorsque je vois la quantité de concerts annoncés,
Et quand il y a compte-rendu, je m'attriste de sa maigreur, et me demande encore si ce sont des critiques de concerts, au sens professionnel de la fonction, qui en sont les auteurs/rédacteurs. Quand on lit les critiques des concerts de Mahker dans sa biographie de De La Grange, on a de quoi s'attrister sur la maigreur de celles d'aujourd'hui !
Le pire, ou le mieux ?, c'est qu'on trouve des compte-rendus, sur des sites Web qui ne sont pas forcément rédigés par des critiques professionnels, mais par de simples amateurs, certes avertis, et bénévoles dans leurs fonctions. A se demander ce que fichent les "pros" ! Certes, ils ne peuvent être partout !
Or, en ce qui me concerne, - dites moi si j'ai tort - j'accorde plus de crédit à certaines signatures qu'à d'autres, inconnues, ou dont je n'ai pas encore un usage suffisant. Je donneri quand même un jour ici les signatures de mes références favorites !
Mais quand même : si chaque critique est contestable, il en est, de certains auteurs, qui sont relativement crédibles, en dépit de tous les paramètres et aléas qui peuvent intervenir dans une appréciaiton de concert.
Mais alors, qu'est-ce qu'ils foutent, tous ? Y sont-ils allés ? En sont-ils ressortis émus à en être muets ? Ou ne sachant qu'en dire ? Ce_qui_s__nonce_malOu bien encore sont-ils bridés par les rédacteurs des journaux dans lesquels ils interviennent  (le coût du papier, un nombre de pages à ne pas dépasser...)?
Et le Web, alors ? Guère mieux… Dire que nous sommes dans une civilisation de communication…

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03 juin 2008

LE DERNIER CONCOURS REINE ELISABETH

Pour ma part, j'ai préféré regarder les épreuves sur le site même du Concours qu'avec l'émission d'Arte puisque l'on y avait toutes les épreuves à partir des demi-finales.

C’est une règle générale dans les concours – ce ne sont pas nécessairement les mieux classés qui ont fait les plus belles carrières , l'histoire le montre pour beaucoup de concours et de lauréats…

Pour ma part, j'ai trouvé qu' aucun candidat ne se détachait vraiment du lot : chacun avait ses forces et ses faiblesses, et l'on se rendait bien compte que le résultat final n'a pas contenté tout le jury… : chanter Um Mitternacht de Mahler sans exprimer aucune souffrance et le terminer les bras ouvert " à la Pavarotti " n’est apparemment plus une faute rédhibitoire pour la majorité des jurés…

Mais le Reine Elisabeth est un concours où l'on voit souvent des contestations, autant chez les membres du Jury, que chez les candidats : souvenons nous des contestations émanant de certains pianistes asiatiques, il y a deux ou trois ans…

On dira que le Conocurs Chopin de Varsovie avait bien vu la grande Argerich claquer la porte parce que le Jury avait refusé son prix à Pogorelich !  C'est d'ailleurs peut-être elle qui a lancé la contestation à voix haute dans ce genre d'épreuve. Faut-il l'en remercier, c'est une autre question !

Certains ont pu regretter le non-classement parmi les six premiers de la canadienne Michèle Losier, mais justement : elle risque de faire une plus belle carrière que ceux qui ont été primés.

Personnellement, j'ai préféré la candidate polonaise Bernadetta GRABIAS à notre française Isabelle DRUET, (qui par ailleurs annonce un format physique à la Cabballé !, mais fera t-elle une aussi belle carrière ?), mais je suis bien d'accord avec l'octroi du premier prix au ténor hongrois Szabolcs BRICKNER, dont je trouve qu'il a une belle voix, beaucoup plus naturelle, spontanée, et surtout moins " artificielle " que celles de certains ténors à la mode, je pense ici plus à Villazon qu'à Diego Florez, mais ne dissocie pas ce dernier de cette catégorie, bien que je l'admire.

Posté par Sachs à 19:14:00 - ACTUALITE MUSICALE - Commentaires [0] - Permalien [#]
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