MELOMANIA

En souvenir de Vlado Perlemuter. Car si j'ai toujours été mélomane, grâce à lui, j'ai appris ce qu'est devenir musicien.

15 novembre 2009

SPRECHGESANG ET RAP

Je lis comme d'habitude la chronique mensuelle de Claude Samuel, publiée dans le N° de juillet-août de Diapason, consacrée cette fois, à la création du Pierrot lunaire de Schonberg.

Non que j'apprécie particulièrement cette œuvre, mais la science de Claude Samuel nous en dit long sur la genèse de cette œuvre, et, plus particulièrement sur l'origine du sprechgesang, nouvelle langue vocale qui est la marque de fabrique de cette œuvre culte.

Selon Claude Samuel, au terme du premier mélodrame de cette œuvre, Schönberg écrit :

"J'ai la conviction d'aller à la rencontre d'une forme d'expression nouvelle, je le sens. Les sonorités bestiales se transforment  immédiatement en pulsations où se mêlent mes vibrations des sens, de l'âme "

Cherchant à en savoir davantage je consulte Wikipedia, qui définit le rap comme " une expression vocale sur fond musical appartenant au mouvement culturel hip-hop apparu au début des années 1970 aux Etats-Unis ", et affirme que l'ancêtre le plus proche du rap est le spokenword (" mot parlé "), issu des populations noires américaines, apparu au début des années 70, et me demande si  en réalité le  rap n'est pas tout simplement un lointain dérivé du sprechgesang.

Certes je ne suis pas un passionné de ce genre.

Alors si quelque lecteur avisé peut me renseigner plus à propos à ce sujet, la place lui est offerte !

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20 avril 2009

PAGAILLE DE VOCABULAIRE

Il me semble qu'aujourd'hui soient oubliés tous les grands exemples du passé, que tout se déroule comme si la conscience de ce qui fait la valeur éternelle d'une musique avait disparu, comme si la sagesse supérieure était tombée en déshérence. Car il existe aujourd'hui une politique de la musique. Je reprendrai seulement ici la phrase de Jacques Rouvier, Professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, qui l'a fort bien saisi et dénoncé (en parlant de la seule Musique qui ici nous préoccupe, mais je crains que l'on puisse étendre son affirmation à toute forme d'Art) qui a dit : " Le problème, c'est que la Musique est devenue un business ".

De plus en plus, partout, dans tous les domaines, il y a des cultes et des prêtres fanatiques. Ce mal, on le retrouve en musique, où le zèle des dilettantes, excités par l'influence des médias et l'insuffisance des critiques zélateurs est particulièrement nocif, car il engendre et généralise l'idolâtrie, la connerie, à laquelle nous assistons.

Les médias d'aujourd'hui se fichent pas mal de la beauté de l'inspiration au profit de leur cupidité. De sorte que l'on assiste à la chute définitive de la musique (et je comprends d'autant mieux la chronique de Jacques Drillon parue dans le Nouvel Obervateur du 14/02/2008, n° 2258, " La musique classique se meurt ") sans parler de l'essor de l'anti-musique, des bruits inarticulés, et de la laideur sonore la plus absolue : on se surpasse aujourd'hui en fait d'inspirations cacophoniques, de bruits bizarres pour ne pas dire insupportables, témoins d'une verbosité creuse, habituellement étrangère à la création dans ce qu'elle a de noble, et l'on sombre dans le vide le plus absolu : le néant.

Et pour cause, car l'on sent bien qu'il s'agit bien plus d'une musique recherchée que trouvée : on voit comment les compositeurs d'aujourd'hui recourent aux procédés que leur offre la technologie d'aujourd'hui, en cherchant leur voie par exemple, via l'ordinateur ( Le Monde, 28/03/20009 : " Ces compositeurs qui travaillent au clavier… de l'ordinateur "). Peut-on valablement les considérer comme des compositeurs ?

Pour moi, ce n'est pas de la musique, point-barre ! L'article du Monde intitule ces procédés : " la fabrique de la culture "Drôle de culture ! Je pense que, corrects, leurs auteurs n'ont pas dû oser écrire : " la fabrique de la m.... ". Mais quelle époque !

Faut-il rappeler qu'au départ, l'ordinateur n'a jamais été conçu pour faire de la musique ou comme pouvant être un instrument de musique. Et un clavier d'ordinateur ne sera jamais un clavier de piano, pas plus que d'accordéon ou de n'importe quel instrument. Tout au plus, ces applications là sont elles des dérivés de la technologie d'aujourd'hui. Vous imaginez vous, un Lang Lang interprétant un concerto de Chopin sur un clavier de PC ? Moi pas. Passons !

Nous sommes condamnés à cette mondialisation des activités qui nous permet de voir les banques faire de l'assurance, les assureurs se prendre pour des banquiers, pour me limiter à ce genre d'exemple simpliste. Par extension, les informaticiens pour des musiciens-compositeurs… et les musiciens pour des informaticiens ?

Quant aux critiques, même cultivés et bien intentionnés, ils restent souvent désespérément extérieurs aux œuvres qu'ils jugent, parce qu'il ne se sont le plus souvent pas donné la peine d'écouter et de réécouter, leurs efforts se terminant après une seule audition.

En fait, dans le domaine de la critique, c'est plus compliqué aujourd'hui car tout se mélange à tout, et l'on est victime d'un magma épouvantable de textes et chroniques largement favorisés par (depuis) l'arrivée d'Internet. Ici aussi, il y aurait lieu de procéder à une sérieuse réforme du vocabulaire afin d'y vois plus clair. Je suggère que l'on laisse le terme de critique à ceux qui font état d'une création musicale, et que l'on réserve celui de " chroniqueur " à ceux, que je ne sous-estime nullement, qui nous rapportent par écrit leurs impressions de concerts.

Sans parler de la musique autre que classique, qui bat tous les records d'audience, au point d'être considérée comme musique, reléguant au second plan celle d'origine, à laquelle on est aujourd'hui contraint d'ajouter le qualificatif classique !

Comme l'a dit Schiller : " J'ai vu profaner la couronne sacrée de la renommée sur le front du vulgaire "

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01 mars 2009

JE LE CRAIGNAIS…

L'annonce de la fusion des deux magazines auxquels je suis fidèlement abonné depuis des années ne m'a certes pas réjoui, levant aussitôt dans mon esprit autant de doutes que de craintes.

Je le craignais : tout grand homme de presse qu'il soit, sauf son respect, non ! Je ne rangerai pas  ce grand patron de presse dans ma " Cour des Grands Chefs " : dans l'Editorial du dernier numéro de Classica qu'il a co-rédigé avec la participation d'un directeur de rédaction d'un journal d'une sphère bien autre que musicale, il se plait à comparer sa rédaction à un " orchestre de plumes ".

Fi donc d'un chef d'orchestre de valeur, oublieux d'un grand principe qu'il convient ici d'actualiser vu nos modes de communication : " Cent fois sur le clavier, remettez votre ouvrage…". Principe certes davantage respecté par nos grands pianistes que par nos soi-disant hommes de plume.

Je le craignais : dans son courrier aux abonnés du Monde de la Musique joint à l'envoi de son dernier numéro, il annonçait que le meilleur des deux magazines y sera repris. Mais comment fusionner leurs richesses respectives, dans une nouvelle parution de volume équivalent ?

Je le craignais : comment, dans une telle fusion, qui cache bien au lecteur qu'elle n'est qu'une opération à la fois financière et marketing, comment disais-je conserver l'ensemble des rédacteurs de chacune des deux revues , sans purger de l'une ou de l'autre les meilleurs ? Apparemment sans le moindre souci de leur devenir. Il fallait bien conserver un rédacteur en chef : je ne suis pas certain que ce soit le meilleur des deux qui l'ait été ; on aura simplement maintenu en place je n'ai rien contre lui, encore qu'il ne soit pas génial, celui du journal acquéreur. Absence de souci que l'on a hélas souvent vue dans bien d'autres cas de fusions, mais désormais contagieuse à celui de la culture.

Je le craignais : Ne sommes nous pas tombés dans une ère  de pure dépréciation  des hommes de valeur -bousculés par des hommes de médias ? Et cette fusion ne serait-elle pas dans le même vent que celui qui souffla sur la grille de rentrée de France Musique en septembre dernier  : Ou comment un chef d'orchestre (certes lui aussi, pas de premier rang) nommé à sa direction, mais prisonnier à ce poste du poids de sa médiatique direction,  s'est  octroyé la brutale inspiration de purger les meilleurs de ses animateurs, sous le simple (et artificiel) prétexte qu'ils étaient trop âgés. Le poids des media, -à n'en point douter, surtout lorsque l'on sait que la-dite chaîne se bat âprement contre l'audimat de sa concurrente -nulle, et qu'elle aurait mieux fait d'ignorer- n'enlève rien à ma rancoeur de la voir ainsi  se dégrader de directeur en directeur, depuis plus de cinquante ans que je l'écoute. Faut-il donc que de surcroît, ce soit de la même veine dans une presse tout autant adorée ?

Je le craignais, et m'en doutais : à la lecture de ce premier numéro, je crains fort désormais que mes doutes ne soient devenus réalité : tout fout le camp. Irrémédiablement. Mort aux medias. Amen !

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22 février 2009

FIN ET COMMENCEMENT

" Les débuts deviennent fin, et les fins se transforment en commencement " écrivait Benoît Duteurtre dans sa chronique de l'avant dernier numéro du Monde de la musique. L'avant dernier numéro : chronologiquement, mais aussi au sens propre, car le mensuel connaît sa propre fin : à l'heure où j'écris ces lignes, je m'apprête à saisir dans ma base de données les articles du dernier numéro. Il n'y en aura plus. Quelle va donc être la suite ? Le Monde de la Musique perd tout de son titre, et Classica-Répertoire va désormais s'abréger en Classica, tout simplement. Mais il y a tant de questions à se poser dès lors : Le nouveau mensuel sera-t'il d'un niveau égal, voire supérieur à celui des deux anciens mensuels ? Je ne puis que le souhaiter, mais la question mérite d'être posée, quand je constate aujourd'hui à quel point le niveau baisse dès qu'il s'agit de remaniement, de transformation, voire… d'amélioration !!! Inutile de croire a priori qu'il sera la somme des deux précédents : Classica n'abordait point par exemple, le domaine des matériels HI-FI. Sera-t'il maintenu ? A l'heure de la dématérialisation des supports d'écoute de la musique, on peut craindre qu'il soit définitivement abandonné.

Sur un autre plan, Le Monde de la Musique était assez lié à la chaîne Radio Classique. Alors que Classica-Répertoire, qui dépend du groupe L'Express, s'est vu rejoindre par le site Qobuz, émanation conjointe de l'Express et du célèbre distributeur Abeille Musique, lequel avait peu avant mis un terme à ses forums. Qu'au moins cette fusion des deux mensuels permette au nouveau Classica d'avoir une totale indépendance, et de s'affranchir définitivement de nos deux chaînes de radio musicale : ce serait là au moins un bon point de gagné ! Plus généralement, il est permis de se poser la question du devenir de leurs rédacteurs chroniqueurs : Certains, rares, écrivent dans les deux. Mais… seront-ils tous maintenus dans leurs attributions ? Ne risque-t'on pas au contraire d'en voir bon nombre, voire les meilleurs, éliminés ? Ce serait fortement regrettable. Surtout si ce remaniement se base sur les même principes que celui que l'on a vu chez France Musique à la dernière rentrée : un bon nombre de ses meilleurs animateurs a été " remercié" en raison de leur âge, et l'on sait assez ce que cela a donné par la suite…

Le 20ème siècle a persécuté les juifs et les homos, le 21ème siècle sera-t-il être celui d'une solution finale anti vieux !!! J'ose espérer ici que le service privé ne rejoindra pas l'exemple du service public.

Tant d'autres questions se posent encore, dont je ne vais pas faire le détail : je m'ouvre ici directement de mes craintes, quand je vois aujourd'hui comment les media, publics ou privés, ont bien plus cure de l'importance de leur lectorat que de leur véritable qualité.

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20 février 2009

J'ENRAGE !

En lisant ce matin un canard bien de chez nous évoquant ce que nos banquiers font de notre fortune,

ce n'est pas de la publicité télévisée d'une banque française, qui donne à voir son personnel chantant avec sa clientèle sur leurs futures pertes monétaires dont je veux parler, mais d'une toute autre affaire qui est restée beaucoup plus discrète, et que la grande presse nous dévoile.

Le dit canard révèle où a tristement échoué après son départ de Londres pour revenir à Vienne, le piano d'étude d'Alfred Brendel : cliquez donc sur l'image du texte que j'ai scanné (tout en prenant soin de gommer le nom du malfrat et de la banque qui lui a permis cette fantaisie).La___d_nonce__

J'enrage. Non que j'en veuille à Alfred Brendel -comment pourrais-je ?- car je suppose que repartant à Vienne il a sans doute dû, dans les deux sens du mot, confier la revente de certains de ses instruments à quelque marchand de piano londonien  peu scrupuleux, pressé qu'il était par son calendrier de concerts d'adieux.

Oui, j'enrage ! Surtout contre ce marchand, car dès lors qu'un pareil instrument est délaissé par son propriétaire, il devient pratiquement une pièce de musée. Le dit commerçant aurait quand même pu envisager de le céder à une des nombreuses écoles londoniennes de piano. Evidemment il aura préféré faire une bonne affaire ! On ne sait s'il a demandé à l'acheteur de lui faire un chèque de banque, et l'on ne connaît pas davantage le montant de la transaction. Majorée du coût du transport et de l'assurance, on imagine la somme consacrée par notre banquier… Une paille, oui !

Voilà comment la mégalomanie banquière française fait les affaires d'un commerçant londonien peu scrupuleux, et comment nos financiers dilapident leurs bonus.

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07 février 2009

QUESTION DE TENUE

Il y a trois ans, un article sous la signature de Marie-Aude Roux, chronitrice musicale du Monde, m'avait interpellé.

Titre : " Les musiciens de l'Orchestre de Paris abandonnent le frac ". Je le reproduis intégralement ci-dessous :

" En tombant le frac, les musiciens de l'Orchestre de Paris vont probablement provoquer une petite révolution dans le monde très conservateur de la musique classique. La chose n'a d'ailleurs pas été facile à négocier au sein même de l'orchestre. "Beaucoup ne comprenaient pas la nécessité de cette mutation, constate Stéphane Rolland, le jeune directeur artistique de la maison de haute couture Jean-Louis Scherrer, chargé de relooker l'orchestre. Mais le monde bouge, et il n'y a guère qu'en Angleterre où porter un frac a encore un sens. La dernière fois que j'en ai mis un à Paris, on m'a pris pour un garçon de café !"

Mettre la musique en phase avec son public est précisément ce qui a porté le frac dans l'orchestre au XIXe siècle : dans la fosse et dans la salle, on est en miroir. Réversibilité des temps : le frac, emblème d'une classe sociale dominante, est à l'origine le signe d'une volonté démocratique et égalitaire, dont l'origine remonte au milieu du XVIIIe siècle anglais. Antithèse du grand habit de cour à la française, ce costume sombre ouvert sur le devant et terminé dans le dos par deux longues basques, dont la largeur, ou l'étroitesse, indique la queue de morue ou la queue de pie, marque l'avènement d'une bourgeoisie qui écoute désormais la musique dans les salles de concert. En France, tandis que l'on guillotine les perruques, le frac est un enjeu des Etats généraux de 1789. Philippe Egalité l'endossera en gris.

CONSENSUEL SANS NEUTRALITÉ :

Reste que, sur le plan pratique, le frac avait des avantages, notamment en ce qui concerne l'aisance des mouvements. "Mon premier impératif, explique Stéphane Rolland, a été de repérer tous les paramètres physiologiques exigés par le jeu d'un instrument. Le second, de dessiner un uniforme consensuel sans tomber dans la neutralité. Le troisième, d'expliquer tout cela aux musiciens. J'avais gardé de ma précédente expérience avec la RATP et la SNCF le souvenir d'une menace de grève ferroviaire à cause d'un bouton doré !"

L'adieu au frac sera sans doute vécu comme le déni - voire une castration - d'un rituel social que la musique classique avait préservé, et que seuls les musiciens de la musique contemporaine et les "baroqueux" avaient osé braver. Mais il devrait aussi, si l'on en croit l'acousticien Tateo Nakajima, l'un des rénovateurs de la Salle Pleyel, pour qui oeil et oreille sont indissociables, inaugurer une nouvelle ère de la musique symphonique (Le Monde du 12 septembre).

"Je pense que l'habit est un début de scénographie et que les musiciens sont aussi des acteurs, affirme Stéphane Rolland, créateur en 2005 des costumes de l'Amadeus de Peter Shaffer au Théâtre de Paris. Comme la musique, le vêtement doit donner une émotion." Les musiciens portent donc une redingote noire doublée de rouge aux lignes très graphiques, un pantalon droit et une simple chemise de popeline blanche ceinturés de satin noir, ainsi qu'une fine cravate cavalière noire. De quoi donner envie au public de défroquer le jean. "

Marie-Aude Roux

Article paru dans l'édition du 15.09.06

Mais quoi, comment ?

Oui, je suis choqué ! Car abandonner sinon le frac, du moins un habit de cérémonie en public, pour un musicien, correspond, pour moi, à un manque de respect à l'égard du compositeur qu'il interprète.

Et c'est aussi un manque de respect pour l'auditeur venu l'écouter.

Certes, le public des salles de concert, aujourd'hui, n'a plus l'habitude de s'habiller pour aller au concert.

Mais il y a là un effet réciproque : musiciens versus public et public versus musiciens, tout à fait déplorable dans la mesure où non seulement plus aucune tradition n'est respectée, mais où il n'y a plus aucun respect des uns vis à vis des autres. Encore moins vis à vis du compositeur.

Pour moi, le concert, (a fortiori le Festival) est une fête, un hommage. L'usage n'est-il pas, encore de nos jours de s'habiller pour un fête ? : il ne s'agit pas de s'y rendre en smoking ou en queue de pie certes, mais de là à s'y rendre dans une tenue tout à fait négligée… cela me paraît autant un manque de respect vis à vis des interprètes qui eux, ont fait l'effort de s'habiller, qu'un manque de gratitude vis à vis du compositeur qu'il est venu écouter.

Dans de telles conditions, auxquelles on s'habitue depuis déjà pas mal d'années, majorées si je puis dire par la pratique des festivals d'été, comment peut-on imaginer que les musiciens d'orchestre finissent par réagir autrement ? (soit dit en passant, s'agissant des festivals en été, la question ici,  ne se pose pas, ou plus : la chaleur ambiante permettant autant aux musiciens qu'au public de moins s'habiller, cela va de soi)

Qui sait, donc, si l'attitude du public qui, c'est sûr, s'habille de moins en moins pour aller au concert, n'aura pas eu, finalement une influence sur les membre de l'Orchestre de Paris ?

Pour autant, je constatais encore tout récemment (ce dimanche 1er février) en regardant sur Arte la Folle Journée, qu'un pianiste comme Andrei Korobeinkov se présentait au public en queue de pie.

N'y a t'il pas là tout de même un peu plus de tenue autant que de respect, tant vis à vis du public venu l'écouter que du compositeur dont il sert l'œuvre ?

Non ! La révolution des musiciens de l'O.P. n'est sans doute pas bienvenue, et ne servira guère à mettre en phase le public avec la musique.

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29 janvier 2009

UNE GREVE TROP VITE PREPAREE OU BACLEE ?

" En raison d'un mouvement de grève dans le service public… nous ne sommes pas en mesure de diffuser nos programmes habituels et prions nos auditeurs de bien vouloir nous en excuser "

Ritournelle habituelle de la speakerine - elle n'est même pas " de garde " -  c'est tout enregistré à l'avance, chez France Musique ! et elle fait sans doute grève comme ses collègues…

Mais quelle paix ! Mais quelle chance, ces jours de grève !

Enfin on peut écouter de la musique, sans plus aucun commentaire, sans plus aucune émission hors-sujet, et avec une programmation classique assez bonne. Un peu du style de ce qu'était Radio-Classique à ses débuts.

C'est une aubaine, une journée passée avec France Musique de cette façon. J'en deviendrais subversif : J'aurais presque envie de les encourager à continuer leur mouvement, tellement leurs programmes depuis la dernière rentrée sont devenus affligeants… On aurait pu s'attendre à une amélioration, du fait de la désignation d'un ancien chef d'orchestre comme directeur de la chaîne, eh bien non ! Il n'est pas le patron de Radio-France, lui, et doit se soumettre aux contraintes d'audimat qui lui sont imposées, et qui se fichent royalement des attentes  et des goûts de leurs plus anciens auditeurs.

Non, je ne vais pas m'éterniser sur le sujet trop longtemps, on me taxerait encore de jouer les Beckmesser…

Mais un détail quand même avant de finir et pour justifier mon titre, quand même : LES CONS ! ils ont préparé à l'avance une bande de magnétophone, de plutôt bonne qualité, mais… trop courte : eh oui ! Je ne sais si vous avez passé comme moi votre journée avec France Musique, mais figurez vous que vers les 17 heures, on recommence à écouter les mêmes morceaux que ce matin !!! Non seulement ils font grève, mais ils font tourner leur magnéto en boucle !

Pourvu qu'à la prochaine ils nous remettent pas la même bande !!! Je vais aller leur dire d'en préparer une plus longue : ils avaient le temps, non ? depuis que la journée du 29 était programmée !

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25 juin 2008

CRAINTES ET DOUTES

Trois informations me font réagir aujourd'hui.
La plus " irrespectueuse", d'abord : la presse se fait l'écho de ce que certains scientifiques polonais ont déposé une demande officielle auprès du ministère polonais de la Culture pour procéder à une nouvelle analyse du cœur de Chopin, préservé dans du cognac depuis presque 160 ans et abrité dans un pilier de l' église Sainte Croix de Varsovie. Le directeur de l'Institut national Fryderyk Chopin (orthographe polonaise) estime qu'on risquerait de le détruire si on y touche, et selon lui, un des deux parents vivants de Chopin est opposé à un examen du coeur, tandis que l'autre y est favorable. Les religieux de l'Eglise Sainte Croix préfèreraient que le coeur de Chopin ne soit pas sorti de son pilier. " Que ceux qui sont dans l'au-delà dorment en paix ", affirme le père Bernard, " c'est quelque chose d'intouchable, un grand mystère, mais maintenant, nous avons une sorte de culture où nous devons absolument tout savoir".
Sage réflexion : sous prétexte de vérité, l'Histoire doit-elle s'appuyer sur la Science pour tout savoir ? Tout ça pour seulement savoir s'il est mort de tuberculose ou de mucoviscidose. Après tout qu'importe ? Ca ne changera ni le tempo de sa Marche Funèbre, ni n'apportera de nouvelles indications quant au mode d'interprétation de son œuvre.

Sur un tout autre plan, je réagis à l'actualité de nos deux chaînes de radio musicales.
D'abord, France Musique, dont le Directeur-compositeur-chef d'orchestre Marc-Olivier Dupin vient de prendre la direction ; ce dernier assurerait qu'il a l'intention de réduire le nombre de captations de concerts, récitals et opéras effectué chaque année de 700 à environ 450. D'après un animateur de la chaîne, qui a bien voulu répondre à mon interrogation, " comme ils n'étaient pas tous de qualité satisfaisante, la politique de qualité est favorisée ". Ce ne serait donc pas une politique dictée par des considérations financières. Quant à la " réduction " de l'effectif des producteurs, elle ne concernerait que ceux qui ont atteint l'âge de 65 ans… J'attends donc avec impatience la nouvelle grille de programmes, mais avec aussi quelque inquiétude face à la diversification voulue par la direction, qui souhaite de nouvelles émission sur les musiques du monde, la comédie musicale et le rock. Là je flippe, catastrophe !!! Pour ne pas dire que je grogne.
Ensuite, Radio Classique, (que j'écoute seulement sous la douche) mais dont je suis l'actualité, toujours avec l'espoir que ça s'arrange ! Son Directeur Mac Olivennes (ça me fait penser qu'ils doivent acheter leurs disques à la FNAC : on voit le résultat !) quitterait la tête de la station le 30 juin, pour être remplacé par Jean-Jacques Schardner, actuel directeur général du pôle « Arts et classique » de DI Group, le pôle médias du groupe de Bernard Arnaud, LVMH, dont l’épouse, Hélène Mercier, est pianiste concertiste. On prétend, dans certains milieux bien informés qu'elle aurait manifesté, parfois, ses humeurs quant à la programmation musicale de la station qui s’est orientée, on l'a vu (et entendu !), vers d'autres genres, en délaissant les oeuvres pour piano solo si prisées par Hélène Mercier. Cette piste justifie-t'elle l’éviction d’un manager, même si madame Arnault est consultée par son époux sur de nombreux sujets ? Apparemment, elle ne semble pas très écoutée par son mari qui visiblement ne la considère pas comme pianiste quand il la consulte. Mais quand Nicolas Beytout, le patron du groupe Medias de LVMH décide… on se rend compte que les directeurs de chaînes comme Radio Classique ne sont là que pour le marketing du groupe, et n'ont aucun avis à donner… Résultat ? La pianiste se tait, et la musique diffusée par Radio Classique ne sert qu'à faire progresser son auditorat vers les tubes du classique et de la musique de films...

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02 juin 2008

DE TOUT ET DE RIEN !

Voici, pour commencer, une page de libres propos, en dehors des autres catégories, dans laquelle vous aurez le loisir d'aborder tout sujet de votre gré ! Servez vous en à volonté, mais veillez à ce que le sujet traité ne soit pas redondant avec un fil d'une autre catégorie : je devrais alors la reclasser sans nécessairement vous en prévenir. Il vous suffit pour celà de créer un commentaire à la suite de cette page d'accueil. Vous y serez bienvenu !

Un petit rappel :

Pour me contacter, cliquez sur le lien "contactez l'auteur" situé dans la colonne de droite, en bas.

Pour laisser un commentaire, il faut obligatoirement remplir les cases suivantes (après avoir cliqué sur "commentaires" dans la colonne centrale, en bas de l'article à commenter) :

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Ävotre adresse e-mail (visible uniquement par moi, petite précision pour les craintifs ou les timides)
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