Le sujet pourra sembler étrange au lecteur habitué à me voir normalement ne traiter que de sujets essentiellement consacrés à la musique classique. Je le rassure tout de suite, il en sera aussi question,

Même si, dans un sujet d'actualité aussi large, celle-ci n'a pas la place qu'elle mérite.

Mais il m'a été inspiré par le journal de 13 heures de TF1, de ce jour( dimanche 23.09.2018), dans lequel il était question des gardiens des phares de nos côtes, nombreux, et qui se sont vu  supprimer petit à petit tous leurs postes sous, l'impulsion de la technologie, favorisant de sérieuses économies en la matière.

De là, m'est venue l'idée d'aborder ici ce sujet, sous un angle beaucoup plus large et que je ne saurais traiter de façon intégrale, bien sûr.

Aussi, appel général à tous mes lecteurs pour que par leur témoignage, ils puissent venir abonder ce triste tableau. Qu'ils en soient largement remerciés à l'avance, je ne manquerai pas de les lire et de leur répondre si besoin est.

Pertes de vocations, donc : le sujet est assez abondant puisque dans l'émission de télévision, il ne s'agissait aussi que de deux petites entreprises, quasi artisanales mais bigrement exportatrices – fait rarissime pour qu'il soit ici souligné par l'auteur, qui dans sa carrière antérieure ne se préoccupait que d'incitation à l'exportation) productrices de hanches d'instruments à vent de musique, exportatrices dans le monde entier auprès des plus grands orchestres, toutes deux voisines, situées dans la Camargue française. Et ça mérite un joli coup de chapeau ! Gare aux visiteurs qui s'en prendraient à couper de simples roseaux, sans savoir les conséquences de leurs actes !

Mais pertes de vocations dans tant d'autre domaines ! Je me garderai d'évoquer celles du sacerdoce dans notre religion catholique, si ébranlée par la sinistre actualité que nous connaissons.

Difficile d'évoquer celles de nombreux secteurs, pour de  raisons multiples et variées que le sociologue que je ne suis pas ne saurait analyser en détail. Mais cela part de la simple décision de  devenir chef d'entreprise,  en passant par celle, bien plus modeste de devenir infirmier(e), fermier, (combien aujourd'hui, ne sont pas dégoûtés face à l'évolution de la situation de leurs parents ?), ou encore celle de devenir militaire (sous n'importe quel uniforme) face au danger croissant du terrorisme, bref, vous l'avez compris cher ami lecteur, libre à vous d'en rajouter sans vous priver de vos commentaires.

Mais, je vous l'avais promis, retour aux pertes de vocations musicales. Le sujet est grave, la cause tout autant, aussi faut-il la dénoncer tout de suite, clairement et franchement : la faute aux medias.

La formation musicale de haut niveau pratiquée dans nos plus grands Conservatoire et grandes Écoles de Musique permet aujourd'hui à tout élève aspirant à la carrière, d'accéder à un niveau de professionnalisme qui était inconnu il y a tout juste cinquante ans. Tous ont les capacités de devenir des virtuoses de renom sur les grandes scènes internationales.

Or, sortons de nos étroites frontières et passons d'un pas à la dimension de notre planète, puisqu'ainsi le veut notre système de mondialisation, force est de constater que, et la critique (la sérieuse, connaisseuse des époques de nos illustres interprètes (j'écarte ici touts les petits "écrivailleurs" du web si fiers de leurs tristes publications) et les grands éditeurs (les "Majors)" sont en manque de trouver, de pouvoir suivre et retenir, ceux qui feront nos légendes de demain.

Car, mais je l'ai déjà écrit dans ce blog, au moindre concours, du plus humble au plus réputé, nous voyons la foule des critiques s'agrandir autant que celle des médias et/ou des éditeurs  pressés de renouveler leur cheptel, mais tout aussi pressés de les jeter, si carrière ils ne font pas.

D'où fatalement un certain dégoût, de ces jeunes talents prometteurs, heureusement recueillis par des éditeurs discographiques de second rang, qui, avec un peu de chance et sachant leur trouver de sérieux  agents de concerts, leur laisseront une chance de "passer la rampe".

Espérons seulement que cette perte de vocations ne connaîtra pas la croissance de ces dernières années, et qu'elle permettra à nos enfants de retrouver la saine curiosité que nous avions  à leur âge.