Enfin, bien qu'elle ne fut pas la première, une gravure intelligente de l'intégrale des Etudes pour piano de Scriabine.

Son urgence était évidente, et le choix de l'interprète ne le fut pas moins puisque l'éditeur, qui n'est pas un "MAJOR", a su faire le choix d'un interprète jeune, encore trop peu connu et célébrè sur nos scènes nationales : Andrei Korobeinikov.

Un remarquable enregistrement réalisé à Munich en mai 2013, et qui a bien tardé à venir aux oreilles du public.

Pour qu'enfin on ne nous rabatte plus les oreilles avec la version hâtive de sa toute première Etude, (en Ut # Majeur, Opus 2, N° 1) enregistrée par Horowitz à Carnegie Hall, publiée par CBS dans sa collection " Records Masterworks".

Ici, nous avons droit à un pianiste de 32 ans, déjà lauréat de nombreux prix, dont il a déjà été question sur de nombreux supports spécialisés, mais dont on peut croire qu'il en sera souvent question dans un proche avenir.

L'intérêt majeur de cet enregistrement réside dans le fait qu'il nous présente l'intégrale des enregistrements des études du compositeur, intégrale rarement réalisée car à ma connaissance il n' existe aussi que celle de Nikita Magalov. J'ai longtemps hésité entre ces deux versions, mais me suis finalement laissé tenter à la fois par la jeunesse et surtout, par le fait qu'il s'git d'un interprète russe.

L'ensemble, si l'on met à part la première dont nous venons de parler, se compose de 3 groupes :

Douze études Opus 9, de 1894,

Huit études Opus 42, publiées en 1903,

Enfin, 4 études opus 65.