La plupart des chroniques que j'ai pu réunir à ce sujet sont d'un avis purement négatif  en ce qui concerne le nouveau chef de cette formation. Seul le chroniqueur de Forum Opera, Marcel Quillevere, semble plus  adepte de leur prestation, encore que visiblement, dans sa chronique, il s'attache davantage à la réhabilitation de John Adams. Libre à lui, mais il est bien le seul à ne pas évoquer la direction d'Alan Gilbert. Dommage.

En réalité je ne suis guère surpris des conclusions rapportées par les divers chroniqueurs qui en rendent compte, ayant eu pour ma part, avec quelque intuition sans doute, quelque surprise dès la nouvelle de sa nomination à la tête de cette formation, de ses réelles capacités. Parce qu'il est le fils d'une ex-violoniste de l'orchestre ? Faible et insuffisant argument, du moins à mon sens, malgré le passé de ce chef, et sa formation : cela ne suffit pas à une telle affectation, qui eut été justifiée par une bien plus grande expérience pratique, et davantage reconnue.

Sans doute, et sauf erreur de ma part, ce chef est le second chef d'origine américaine, après Bernstein. Hélas…

Malheureusement, il ne se révèle point avec les mêmes capacités, comme je pouvais le supposer.

Mais sa nomination à ce poste, quand on connaît quelque peu les mécanismes de fonctionnement de la "High Society New-Yorkaise ", ne répond-elle pas avant tout au désir de se doter, pour cette formation, d'un chef américain de naissance ? Nous ne sommes plus loin, ici, de l'éternel protectionnisme américain, qui nous a valu bien des déboires en économie, et qui n'est pas loin de nous en procurer d'autres sur le plan de l'Art, ce qui est tout aussi grave ! Heureusement, selon mes informations, la tournée de l'Orchestre avec son chef, ne " pousse " pas jusqu'à Vienne : Mahler, dans sa tombe si proche, s'en serait retourné, lui qui a été dans les années 1910 à l'origine de la véritable formation de cette phalange. Je serai franc : il serait bon qu'un audit de cette tournée européenne de l'Orchestre, impose un nouveau changement de chef pour cette formation de prestige : de bons chefs américains, mal affectés, il y en a !!! (Je préfère n'en pas citer, ils sont libres de leur choix).