Théâtre des Champs-Elysées, jeudi soir, concert retransmis en direct par France Musique.

L'évènement est de taille : Création mondiale de "Le temps l'Horloge" de notre compositeur bien vivant, Henry Dutilleux. Avec comme exécutants les deux interprètes dédicataires de l'œuvre, (une commande de Radio France), et pas n'importe qui : Renée Fleming, soprano, et Seiji Ozawa au pupitre.

Patriotisme du programme : trois compositeurs français à l'affiche, avec Dutilleux, Ravel pour commencer, Berlioz pour conclure.

J'enregistre, je réécoute.

Mon propos, ici ne sera point de faire la critique du concert, (je laisse ce soin aux spécialistes, beaucoup plus compétents que moi), mais de faire juste part de mon étonnement final.

Je reste vraiment surpris par l'apparente méconnaissance du public vis à vis de la suite du Roméo et Juliette de Berlioz, en entendant, comment après la fin de l'exécution, la salle a hésité à applaudir… ce qui traduit la preuve manifeste de sa méconnaissance de l'œuvre.

Ah, c'eut été la "Fantastique", les applaudissement auraient été beaucoup plus immédiats au terme du dernier accord ! Mais là…

Décidément la phrase d'un célèbre critique de l'époque qui disait, à propos des trois plus grands musiciens français, que Rameau était inconnu, Debussy, mal connu, et Berlioz , méconnu, reste bien vraie, tout au moins pour ce qui concerne Berlioz.