MELOMANIA

En souvenir de Vlado Perlemuter. Car si j'ai toujours été mélomane, grâce à lui, j'ai appris ce qu'est devenir musicien.

28 mars 2009

LA DISPARITION DU " MONDE DE LA MUSIQUE "

Voilà, c'est fait. Même leur site Internet ne répond plus. C'est fini. Et comme toute fin, c'est triste. Enterré.

Oui, je sais, je suis un nostalgique, mais qu'en dira-t-on de l'époque où nous avions de bons compte-rendus de concerts et autres chroniques que nous avions plaisir à lire ? Sans partager toutefois les points de vue du chroniqueur. 20 ans de lecture assidue de la revue, n'est-ce pas d'abord une preuve de fidélité ?

Fidélité qui fait, au fil des numéros que l'on s'attache à certaines catégories d'articles ou de chroniques. Personnellement, j'ai conservé, dans ma base de données, l'essentiel des articles de la revue : ainsi, pour moi, au moins ne seront-ils pas morts.

Mais je plains tous ceux du Monde de la musique qui se sont fait jeter comme des mal propres par la direction de la nouvelle revue. Je ne me permettrai pas de les citer, ils sont trop nombreux, (qu'ils me pardonnent), ceux dont j'aimais bien lire les chroniques au fil des mois. Mais du fond du cœur, je les plains et leur dis ici toute ma fidèle admiration, ayant collectionné leurs articles sur ma base de données autant qu'il se pouvait. Encore que ce genre de " sport informatique " je ne l'ai pratiqué que depuis les deux dernière années.

Ceci dit , je veux en venir à un autre sujet qui me paraît de plus grande importance :

La presse écrite peut-elle être valablement être remplacée par une " presse Web "? J'en viens à en douter, d'autant qu'il s'git moins d'une question de support, que d'une question de liberté d'expression. Bref, je regrette cette disparition, enterrée et mise en terre comme une pestiférée.

Mais je crains surtout, que l'avenir ne soit plus pauvre : on nous le promet plus riche : Fi donc ! Sombres imbéciles prometteurs de merveilles qu'ils ne sont pas foutus de nous livrer.

Témoin ? Le premier numéro de Classica . Le premier numéro , numéro 111, oui, nous avons bien lu : 111 !

Ils n'ont même pas eu le courage de renuméroter leur revue au départ : N° 1.

Mais quelle veulerie !!!

Ce qui revient à dire, tout simplement que sous un nouveau titre allégé (plus de " Répertoire ") on a bouffé tout le monde. Quand à dire que sous leurs promesses, (ils nous assuraient de la publication d'un CD mensuel…) on nous livre un CD  qui ressemble à ceux de leur confrère (ennemi ?) Diapason, comme deux gouttes d'eau, avec quand même moins de choix : histoire de paraitre plus sévère, donc meilleur juge. Tu parles !

Ce qui revient à dire que des merdeux, la morve au nez, ont gobé d'un coup d'un seul ceux qu'ils n'aimaient pas, pour cause de concurrence. Voilà le problème. Voilà comment l'un des grands patrons de la presse que je ne nommerai pas ici, simplement parce que je le dédaigne, fait ses quatre volontés, au plus grand mépris de la culture dont il s'estime le plus grand défenseur.

Eh bien Monsieur, Chapeau ! Merci, et par avance, good bye : je pense qu'au terme de mon abonnement, je ne le renouvellerai pas.

Posté par Sachs à 22:41:00 - ACTUALITE MUSICALE - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 mars 2009

CRITIQUE DES CRITIQUES, OU PLUS EXACTEMENT, DES SITES (1)

J'entame ici un sujet qui me tient à cœur depuis pas mal de temps : " Fréquentant " depuis plus de sept ans maintenant la plupart des sites de chroniques musicales vouées au classique, je pense être en mesure d'en faire, à mon tour, une critique. Je la ferai sous un double aspect : Technique, d'abord, c'est à dire qualité de présentation et de mode de rédaction. Dans un second temps, qualitatif ensuite, j'entends : compétence des chroniques, qui sera développée ultérieurement. Je l'ai déjà dit dans ces pages, je " collectionne " les diverses chroniques de mon intérêt, que je centralise dans une vaste base de données. C'est dire que quotidiennement, je me rends sur les sites que j'ai petit à petit sélectionnés, pour y recueillir leurs chroniques, par un simple " Copier/Coller ".

C'est bien là que le problème n'est pas aussi simple qu'il y paraît, d'où la raison de ce chapitre.

Je sais : la plupart de ces sites ont été élaborés par ceux qui les ont voulus. Il n'empêche que leur forme, d'une diversité très grande, est rarement d'une parfaite logique. A se demander s'ils n'ont pas été créées sous le coup d'une inspiration subite, soit ! mais peu réfléchis sur la question de la forme au moment de leur mise en œuvre finale. Certes chacun doit veiller à une originalité particulière, mais quand même !

Mais avant : quand le lecteur que je suis, comme n'importe quel quidam, lit un titre qui retient son attention, il aime bien trouver en tête de chronique ce dont il s'agit : une introduction, en quelque sorte.

Or, rares sont les sites qui procèdent dans un esprit logique : seuls, pratiquement, ResMusica et Concertonet ont su respecter ce principe fondamental. Bravo à eux !

Car on " n'attire pas les mouches " seulement avec un titre ronflant, (autre sujet sur lequel il faudrait revenir, qui n'est pas propre aux sites internet, mais bien partagé par tous les medias) mais bien plutôt avec une entrée en matière qui indique clairement ce dont il va être question infra.

Désagréable pour le lecteur de ne découvrir ce dont il s'agit qu'en fin d'article. (ClassicInfo, AltaMusica). Pourquoi ne pas mettre ces rubriques, ce que j'appelle, dans mon jargon, " l'affiche ", en tête de leur chronique ? Ce serait tellement plus simple pour le lecteur ! J'ai toujours appris à faire une entrée en matière dans mes topos ; en l'occurrence, l'affiche est suffisante, encore faudrait-il la faire figurer en bonne place, et pas à la fin, façon de dire : " Ah vous m'avez lu ? Ah, oui…je vous parlais de… " ! Merci de nous l'avoir quand même tardivement/finalement précisé !

Introduction, développement, conclusion sont des principes de base autant oubliés aujourd'hui que thèse-antithèse-synthèse.

Ceci, pour l'aspect général du site, ou des chroniques.

Plus grave, maintenant :

Je sais aussi que la plupart des rédacteurs sont des bénévoles. Sans doute assez cultivés musicalement pour pouvoir en parler, mais, assurément, incultes du clavier et du traitement de texte. Car, là, c'est une pure catastrophe. Je ne parle pas des questions d'orthographe ou de syntaxe, mais seulement de la pratique de la saisie d'un texte, qu'elle soit sous Word, Adobe ou tout autre logiciel.

Quand je vois (ALTAMUSICA) qu'une chronique est tapée sous forme de tableau (!), alors qu'avec Word l'écriture se fait naturellement " au kilomètre ", je me dis que certains doivent être plutôt du genre maso… Qu'on le veuille ou non, on a affaire à un véritable fouillis, même pas corrigé par les webmasters ou autres au moment de la mise en page. De sorte que là, la recopie des chroniques devient un véritable calvaire, casse-tête au début, jusqu'à comprendre comment un texte a été mis en forme, de la façon la plus bizarre, variable avec chaque site.

Conclusion : j'ai vraiment envie de dire à chaque chroniqueur : tapez votre chronique, mais confiez la ensuite à un rédacteur qui la mettra en forme.

Encore, crois-je savoir, que c'est ce qui se pratique sur un site plus haut nommé, mais là, la rédactrice  éprouve de sérieuses difficultés, non seulement de " mise en page ", mais d'orthographe.

Rédacteur, chroniqueur, c'est bien, mais il y a des stages à faire !

J'observe (hélas !) au passage qu'il n'en va guère mieux dans la presse professionnelle.

A commencer par les majuscules frappées avec un accent ! D'une part c'est contradictoire avec les règles de la dactylographie, et de l'autre, faut-il encore être assez maso pour se compliquer l'existence avec l'utilisation des touches Alt suivies d'un nombre -encore faut-il se souvenir du nombre !-. Oui, on connaît ! Sans doute faut croire que les chroniqueurs en question supposent que le lecteur ne comprendra pas le sens de leur texte s'il manque des majuscules à leur verbiage ! Autre hypothèse : peut-être ont ils envie que le lecteur leur demande comment donc ils font pour mettre un accent grave sur le A majuscule... : la question me fut posée il y a quelques années sur l'un de ces sites où j'intervenais fréquemment (pour un C majuscule avec la cédille !!! : Alt0199 pour les ignares).

C'est la mode !

Internet, c'est bien, mais ce n'est pas plus destiné aux analphabètes qu'à ceux qui ne savent pas taper un texte et le mettre en forme correctement, car ils ignorent jusqu'aux règles les plus élémentaires de la dactylographie.

Je reviendrai ultérieurement sur le sujet, pour  évaluer chacun des sites  que j'ai pour habitude de consulter.

Posté par Sachs à 17:22:00 - LA CRITIQUE MUSICALE - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 mars 2009

Réaction à un critique

Cher Monsieur ...

Je pense que dans l'attente de ce concert, vous aviez dû placer la barre très haut. Trop haut.

Vous vous attendiez , (peut-être) à une direction Furtwängler ou Böhm. Hélas elles ne sont plus de ce temps.

Si vous me permettez, j'ai le souvenir d'un concert auquel j'avais attaché le plus grand prix, allant  jusqu'à décliner un mariage proche, pour pouvoir assister à un récital Liszt par Aldo Ciccolini, dans le cadre d'un Festival ariégeois (Saint-Lizier, en je ne sais plus quelle année), mais j'en ai gardé un souvenir " cuisant " !

J'avais auparavant, qui plus est longuement écouté ses enregistrements avec la plus grande attention, avant de m'y rendre, avec des amis, fortement mélomanes, que j'y avais entraînés sans difficulté.

Savez vous ? Ils en sont tous ressortis enchantés,… sauf moi !

Certes, je fus un peu dérangé, comme l'interprète sans doute, par divers bruits de salle, qui ont gâché beaucoup de mon plaisir malgré une écoute attentive, mais qui ont dû aussi gâcher la " tranquillité " de l'interprète…

Outre toutes sortes d'explications, plus ou moins fondées, j'en suis ressorti penaud, me posant alors trente six questions sur les raisons de ma déception.

Avec des années de retard, elles se résument à ce que je viens de vous dire en tête de ces lignes.

Par contre, je " digère mal " que dans une même chronique vous rapprochiez le Vienne du Philharmonique de Bruxelles, que j'estime ne pas être du même rang. Sans vouloir vous peiner.

Bien cordialement,

Christian Viguié

Posté par Sachs à 22:35:00 - LA CRITIQUE MUSICALE - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 mars 2009

JE LE CRAIGNAIS…

L'annonce de la fusion des deux magazines auxquels je suis fidèlement abonné depuis des années ne m'a certes pas réjoui, levant aussitôt dans mon esprit autant de doutes que de craintes.

Je le craignais : tout grand homme de presse qu'il soit, sauf son respect, non ! Je ne rangerai pas  ce grand patron de presse dans ma " Cour des Grands Chefs " : dans l'Editorial du dernier numéro de Classica qu'il a co-rédigé avec la participation d'un directeur de rédaction d'un journal d'une sphère bien autre que musicale, il se plait à comparer sa rédaction à un " orchestre de plumes ".

Fi donc d'un chef d'orchestre de valeur, oublieux d'un grand principe qu'il convient ici d'actualiser vu nos modes de communication : " Cent fois sur le clavier, remettez votre ouvrage…". Principe certes davantage respecté par nos grands pianistes que par nos soi-disant hommes de plume.

Je le craignais : dans son courrier aux abonnés du Monde de la Musique joint à l'envoi de son dernier numéro, il annonçait que le meilleur des deux magazines y sera repris. Mais comment fusionner leurs richesses respectives, dans une nouvelle parution de volume équivalent ?

Je le craignais : comment, dans une telle fusion, qui cache bien au lecteur qu'elle n'est qu'une opération à la fois financière et marketing, comment disais-je conserver l'ensemble des rédacteurs de chacune des deux revues , sans purger de l'une ou de l'autre les meilleurs ? Apparemment sans le moindre souci de leur devenir. Il fallait bien conserver un rédacteur en chef : je ne suis pas certain que ce soit le meilleur des deux qui l'ait été ; on aura simplement maintenu en place je n'ai rien contre lui, encore qu'il ne soit pas génial, celui du journal acquéreur. Absence de souci que l'on a hélas souvent vue dans bien d'autres cas de fusions, mais désormais contagieuse à celui de la culture.

Je le craignais : Ne sommes nous pas tombés dans une ère  de pure dépréciation  des hommes de valeur -bousculés par des hommes de médias ? Et cette fusion ne serait-elle pas dans le même vent que celui qui souffla sur la grille de rentrée de France Musique en septembre dernier  : Ou comment un chef d'orchestre (certes lui aussi, pas de premier rang) nommé à sa direction, mais prisonnier à ce poste du poids de sa médiatique direction,  s'est  octroyé la brutale inspiration de purger les meilleurs de ses animateurs, sous le simple (et artificiel) prétexte qu'ils étaient trop âgés. Le poids des media, -à n'en point douter, surtout lorsque l'on sait que la-dite chaîne se bat âprement contre l'audimat de sa concurrente -nulle, et qu'elle aurait mieux fait d'ignorer- n'enlève rien à ma rancoeur de la voir ainsi  se dégrader de directeur en directeur, depuis plus de cinquante ans que je l'écoute. Faut-il donc que de surcroît, ce soit de la même veine dans une presse tout autant adorée ?

Je le craignais, et m'en doutais : à la lecture de ce premier numéro, je crains fort désormais que mes doutes ne soient devenus réalité : tout fout le camp. Irrémédiablement. Mort aux medias. Amen !

Posté par Sachs à 16:31:00 - **LIBRES PROPOS - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Accueil  1