Voilà, c'est fait. Même leur site Internet ne répond plus. C'est fini. Et comme toute fin, c'est triste. Enterré.

Oui, je sais, je suis un nostalgique, mais qu'en dira-t-on de l'époque où nous avions de bons compte-rendus de concerts et autres chroniques que nous avions plaisir à lire ? Sans partager toutefois les points de vue du chroniqueur. 20 ans de lecture assidue de la revue, n'est-ce pas d'abord une preuve de fidélité ?

Fidélité qui fait, au fil des numéros que l'on s'attache à certaines catégories d'articles ou de chroniques. Personnellement, j'ai conservé, dans ma base de données, l'essentiel des articles de la revue : ainsi, pour moi, au moins ne seront-ils pas morts.

Mais je plains tous ceux du Monde de la musique qui se sont fait jeter comme des mal propres par la direction de la nouvelle revue. Je ne me permettrai pas de les citer, ils sont trop nombreux, (qu'ils me pardonnent), ceux dont j'aimais bien lire les chroniques au fil des mois. Mais du fond du cœur, je les plains et leur dis ici toute ma fidèle admiration, ayant collectionné leurs articles sur ma base de données autant qu'il se pouvait. Encore que ce genre de " sport informatique " je ne l'ai pratiqué que depuis les deux dernière années.

Ceci dit , je veux en venir à un autre sujet qui me paraît de plus grande importance :

La presse écrite peut-elle être valablement être remplacée par une " presse Web "? J'en viens à en douter, d'autant qu'il s'git moins d'une question de support, que d'une question de liberté d'expression. Bref, je regrette cette disparition, enterrée et mise en terre comme une pestiférée.

Mais je crains surtout, que l'avenir ne soit plus pauvre : on nous le promet plus riche : Fi donc ! Sombres imbéciles prometteurs de merveilles qu'ils ne sont pas foutus de nous livrer.

Témoin ? Le premier numéro de Classica . Le premier numéro , numéro 111, oui, nous avons bien lu : 111 !

Ils n'ont même pas eu le courage de renuméroter leur revue au départ : N° 1.

Mais quelle veulerie !!!

Ce qui revient à dire, tout simplement que sous un nouveau titre allégé (plus de " Répertoire ") on a bouffé tout le monde. Quand à dire que sous leurs promesses, (ils nous assuraient de la publication d'un CD mensuel…) on nous livre un CD  qui ressemble à ceux de leur confrère (ennemi ?) Diapason, comme deux gouttes d'eau, avec quand même moins de choix : histoire de paraitre plus sévère, donc meilleur juge. Tu parles !

Ce qui revient à dire que des merdeux, la morve au nez, ont gobé d'un coup d'un seul ceux qu'ils n'aimaient pas, pour cause de concurrence. Voilà le problème. Voilà comment l'un des grands patrons de la presse que je ne nommerai pas ici, simplement parce que je le dédaigne, fait ses quatre volontés, au plus grand mépris de la culture dont il s'estime le plus grand défenseur.

Eh bien Monsieur, Chapeau ! Merci, et par avance, good bye : je pense qu'au terme de mon abonnement, je ne le renouvellerai pas.