En lisant ce matin un canard bien de chez nous évoquant ce que nos banquiers font de notre fortune,

ce n'est pas de la publicité télévisée d'une banque française, qui donne à voir son personnel chantant avec sa clientèle sur leurs futures pertes monétaires dont je veux parler, mais d'une toute autre affaire qui est restée beaucoup plus discrète, et que la grande presse nous dévoile.

Le dit canard révèle où a tristement échoué après son départ de Londres pour revenir à Vienne, le piano d'étude d'Alfred Brendel : cliquez donc sur l'image du texte que j'ai scanné (tout en prenant soin de gommer le nom du malfrat et de la banque qui lui a permis cette fantaisie).La___d_nonce__

J'enrage. Non que j'en veuille à Alfred Brendel -comment pourrais-je ?- car je suppose que repartant à Vienne il a sans doute dû, dans les deux sens du mot, confier la revente de certains de ses instruments à quelque marchand de piano londonien  peu scrupuleux, pressé qu'il était par son calendrier de concerts d'adieux.

Oui, j'enrage ! Surtout contre ce marchand, car dès lors qu'un pareil instrument est délaissé par son propriétaire, il devient pratiquement une pièce de musée. Le dit commerçant aurait quand même pu envisager de le céder à une des nombreuses écoles londoniennes de piano. Evidemment il aura préféré faire une bonne affaire ! On ne sait s'il a demandé à l'acheteur de lui faire un chèque de banque, et l'on ne connaît pas davantage le montant de la transaction. Majorée du coût du transport et de l'assurance, on imagine la somme consacrée par notre banquier… Une paille, oui !

Voilà comment la mégalomanie banquière française fait les affaires d'un commerçant londonien peu scrupuleux, et comment nos financiers dilapident leurs bonus.