29 juin 2008
LES ROIS DE LA GALETTE, 29/06/2008
Quelle belle émission, que cette dernière de Renaud Machart, pour la clôture de la saison, avec pour choix le Concerto de l'Empereur de Beethoven !
C'est vrai, comme on le lit sur France Musiques, " "Les Rois de la galette" n’est rien d’autre qu’un avatar de l’émission la plus connue de l’histoire de France musique, « La Tribune des critiques de disques » : une table (ronde), des invités (bonnes oreilles et mauvaises langues), un animateur (votre serviteur, qui compte aussi donner son avis)… ", mais aujourd'hui, avec les participants que Renaud Machart avait choisis, elle a enfin fini par retrouver le ton et l'animation presque "disputière" de la Tribune ! J'en ai pleuré de joie, en même temps que j'ai été séduit par les choix des versions récemment publiées effectué par Machart. Hoffélè était déchaîné, Alain Lompech toujours aussi savant, un plaisir qui m'a rajeuni de quarante ans, avec des versions aussi intéressantes les unes que les autres.
Je ne résiste pas au plaisir de vous donner le lien pour pouvoir l'écouter si vous ne l'avez fait :
http://www.radiofrance.fr/francemusique/em/galette/emission.php?e_id=50000038
N'hésitez pas, celle-ci est une relique, qui donnera des surprises à certains, je n'en dis pas plus.
Sauf que aujourd'hui, on a retrouvé des critiques à l'immense connaissance, que l'on jalouserait presque quand on entend chacun d'eux, en fin d'émission, donner les versions favorites qu'ils ont dans leurs discothèques respectives.
Consolation aussi du fait que l'on ne pourra jamais tout avoir, mais qu'il faut rester toujours curieux d'écouter celles que l'on ne connaît pas mais qu'ils recommandent !
Fichtre que ça fait du bien, presque autant qu'un bon concert !
25 juin 2008
CRAINTES ET DOUTES
Trois informations me font réagir aujourd'hui.
La plus " irrespectueuse", d'abord : la presse se fait l'écho de ce que certains scientifiques polonais ont déposé une demande officielle auprès du ministère polonais de la Culture pour procéder à une nouvelle analyse du cœur de Chopin, préservé dans du cognac depuis presque 160 ans et abrité dans un pilier de l' église Sainte Croix de Varsovie. Le directeur de l'Institut national Fryderyk Chopin (orthographe polonaise) estime qu'on risquerait de le détruire si on y touche, et selon lui, un des deux parents vivants de Chopin est opposé à un examen du coeur, tandis que l'autre y est favorable. Les religieux de l'Eglise Sainte Croix préfèreraient que le coeur de Chopin ne soit pas sorti de son pilier. " Que ceux qui sont dans l'au-delà dorment en paix ", affirme le père Bernard, " c'est quelque chose d'intouchable, un grand mystère, mais maintenant, nous avons une sorte de culture où nous devons absolument tout savoir".
Sage réflexion : sous prétexte de vérité, l'Histoire doit-elle s'appuyer sur la Science pour tout savoir ? Tout ça pour seulement savoir s'il est mort de tuberculose ou de mucoviscidose. Après tout qu'importe ? Ca ne changera ni le tempo de sa Marche Funèbre, ni n'apportera de nouvelles indications quant au mode d'interprétation de son œuvre.
Sur un tout autre plan, je réagis à l'actualité de nos deux chaînes de radio musicales.
D'abord, France Musique, dont le Directeur-compositeur-chef d'orchestre Marc-Olivier Dupin vient de prendre la direction ; ce dernier assurerait qu'il a l'intention de réduire le nombre de captations de concerts, récitals et opéras effectué chaque année de 700 à environ 450. D'après un animateur de la chaîne, qui a bien voulu répondre à mon interrogation, " comme ils n'étaient pas tous de qualité satisfaisante, la politique de qualité est favorisée ". Ce ne serait donc pas une politique dictée par des considérations financières. Quant à la " réduction " de l'effectif des producteurs, elle ne concernerait que ceux qui ont atteint l'âge de 65 ans… J'attends donc avec impatience la nouvelle grille de programmes, mais avec aussi quelque inquiétude face à la diversification voulue par la direction, qui souhaite de nouvelles émission sur les musiques du monde, la comédie musicale et le rock. Là je flippe, catastrophe !!! Pour ne pas dire que je grogne.
Ensuite, Radio Classique, (que j'écoute seulement sous la douche) mais dont je suis l'actualité, toujours avec l'espoir que ça s'arrange ! Son Directeur Mac Olivennes (ça me fait penser qu'ils doivent acheter leurs disques à la FNAC : on voit le résultat !) quitterait la tête de la station le 30 juin, pour être remplacé par Jean-Jacques Schardner, actuel directeur général du pôle « Arts et classique » de DI Group, le pôle médias du groupe de Bernard Arnaud, LVMH, dont l’épouse, Hélène Mercier, est pianiste concertiste. On prétend, dans certains milieux bien informés qu'elle aurait manifesté, parfois, ses humeurs quant à la programmation musicale de la station qui s’est orientée, on l'a vu (et entendu !), vers d'autres genres, en délaissant les oeuvres pour piano solo si prisées par Hélène Mercier. Cette piste justifie-t'elle l’éviction d’un manager, même si madame Arnault est consultée par son époux sur de nombreux sujets ? Apparemment, elle ne semble pas très écoutée par son mari qui visiblement ne la considère pas comme pianiste quand il la consulte. Mais quand Nicolas Beytout, le patron du groupe Medias de LVMH décide… on se rend compte que les directeurs de chaînes comme Radio Classique ne sont là que pour le marketing du groupe, et n'ont aucun avis à donner… Résultat ? La pianiste se tait, et la musique diffusée par Radio Classique ne sert qu'à faire progresser son auditorat vers les tubes du classique et de la musique de films...
13 juin 2008
MUSIQUE RADIODIFFUSEE, OU MUSIQUE AU CONCERT ?
Dans le programme TV d'un grand hebdomaddaire national, je lisais ce matin un article consacré à l'une de nos chaînes de radio préférées et récompensée " pour la meilleure émission de radio de l'année… " : Radio Classique.
Selon son directeur, argumentant la raison pour laquelle cette chaîne ne diffuse - presque - plus d'oeuvres intégrales, " Beethoven ne jouait jamais des œuvres intégrales pendant ses concerts. Il jouait des mouvements. Ses spectacles étaient des fêtes où les gens entraient et sortaient. Aujourd'hui, on n'a pas droit de se gratter l'oreille pendant certains concerts. Nous ne sommes pas d'accord avec ça. "
Ce propos, fort intéressant, sous-tend en réalité deux questions, qui préoccupent un certain nombre de mélomanes dont je fais partie :
la diffusion des œuvres d'une part, les conditions du concert, de l'autre.
De la première, je dirai que je ne suis pas du tout partisan de cette façon dont cette chaîne a l'habitude d'écourter les oeuvres qu'elle diffuse, au point de transformer certaines d'entre elles en véritables pots-pourris, sous prétexte de faire de l'audience, indispensable critère qui lui permet d'obtenir de la publicité, doublé d'un atroce marketing-salade pour une promotion aveugle des dernières nouveautés discographiques. Argument facile, que de prendre l'exemple de Beethoven, qui, de surcroît est faux par l'adjonction de l'adverbe jamais. C'est, pour moi, un pur et simple irrespect de l'œuvre, et surtout, de son compositeur. Comme l'écrivait Jacques Doucelin dans l'une de de ses chroniques : " si prégnante est la dictature de « l’idiot-visuel » et du dieu audimat, la consommation obligatoire ayant remplacé le libre arbitre du citoyen mélomane ", est-ce à ce prix qu'elle doit gagner le grand public ?
Quant à la seconde question, je trouve que le propos est pour le moins amusant, quand on lit dans le Monde de la Musique de juin, (dont je rappelle qu'il est le fidèle supporter de la dire chaîne), le billet de François Duteurtre consacré aux bruits parasites des concerts ! Phénomène évoqué de plus en plus souvent, récemment encore par Alain Duault, qui constatait dans une autre revue comment le public ne supporte pas le silence, profitant de chaque intervalle entre les mouvements d'une œuvre pour se manifester bruyamment, se demandant s'il s'agit bien là de respect. Tant pour les œuvres et leurs compositeurs que pour leurs interprètes.
Radio Classique sera, pour la quatrième année consécutive le partenaire privilégié du prochain Festival d'Aix (France Musique n'en captant que des opéras).
Alors, deux questions : vu ces principes, ne diffusera-t'elle que des mouvements des oeuvres jouées ?
Et prendra t'elle au moins le soin de retransmettre les quintes des tousseurs du concert ?
Je me pose la question…
06 juin 2008
MUZA RUBACKYTE : UNE PIANISTE TROP RARE
Elle revient, là voilà !
Annoncée dans la région qui plus est : à Sampan, dans le cadre du Festival Piano-Pic, le samedi 19 juillet, à 21h…
Sa dernière apparition - vertigineuse ! - date de l'an dernier, à l'occasion d'un concert qu'elle donna à l'Obersvatoire du Pic du Midi, le 23 juillet...
Cette fois, j'ai bien envie d'aller l'écouter, surtout en re-lisant les rares compte rendus des concerts que jai pu glaner à son sujet.
Jacques ! Tu y viens ? Rappelle toi, c'est toi qui me l'as faite découvrir, et la dernière fois que je l'ai entendue (du Liszt) c'était il y a deux ans, sur l'antenne matinale de France Musique. Avec un S à l'époque…
J'ajoute pour ses fans et pour donner plus complètement de ses nouvelles, qu'elle doit encore jouer cet été, au 18ème Festival des Siences de Chamonix Mont-Blanc. Mais... ça fait un peu loin au prix de l'essence !
INSUFFISANCE DE CRITIQUES
Je me révolte !
Ca suffit ! des quantités de concerts - ou d'opéras - sont annoncés partout dans l'hexagone, notamment à Paris, tout autant en province, grâce au Web, avec des solistes et des chefs de renommée, à grands renforts de communiqués (presse et internet), mais on ne voit guère trace de leurs compte-rendus. A se demander ce que font les critiques : je ne connais pas réellement leur "statut" ni leurs avantages? Mais...
Ils n'y vont plus ? Leurs places sont-elles devenues payantes ?
Bref, il n'y a rien de pire que de voir un soliste annoncé et ne pas avoir le moindre écho de sa prestation ; je suis très - trop - souvent à jeun des résultats, et m'étonne lorsque je vois la quantité de concerts annoncés,
Et quand il y a compte-rendu, je m'attriste de sa maigreur, et me demande encore si ce sont des critiques de concerts, au sens professionnel de la fonction, qui en sont les auteurs/rédacteurs. Quand on lit les critiques des concerts de Mahker dans sa biographie de De La Grange, on a de quoi s'attrister sur la maigreur de celles d'aujourd'hui !
Le pire, ou le mieux ?, c'est qu'on trouve des compte-rendus, sur des sites Web qui ne sont pas forcément rédigés par des critiques professionnels, mais par de simples amateurs, certes avertis, et bénévoles dans leurs fonctions. A se demander ce que fichent les "pros" ! Certes, ils ne peuvent être partout !
Or, en ce qui me concerne, - dites moi si j'ai tort - j'accorde plus de crédit à certaines signatures qu'à d'autres, inconnues, ou dont je n'ai pas encore un usage suffisant. Je donneri quand même un jour ici les signatures de mes références favorites !
Mais quand même : si chaque critique est contestable, il en est, de certains auteurs, qui sont relativement crédibles, en dépit de tous les paramètres et aléas qui peuvent intervenir dans une appréciaiton de concert.
Mais alors, qu'est-ce qu'ils foutent, tous ? Y sont-ils allés ? En sont-ils ressortis émus à en être muets ? Ou ne sachant qu'en dire ?
Ou bien encore sont-ils bridés par les rédacteurs des journaux dans lesquels ils interviennent (le coût du papier, un nombre de pages à ne pas dépasser...)?
Et le Web, alors ? Guère mieux… Dire que nous sommes dans une civilisation de communication…
05 juin 2008
OPERAS ET MISES EN SCENE
C'est un fait connu : de nos jours, de plus en plus de représentations d'opéras voient des mises en scène contestées. Philippe BEAUSSANT s'est expimé,avec succès; dans un livre qu'il a justment intitulé : " La malscène " dont je vous recommande la lecture.
Faites nous part de vos expériences, autant les bonnes (il y en a encore !) que les mauvaises : mais ici ne vous référez pas aux critiques, donnez nous la vôtre, que chacun en profite !
LETTRE A MON PERCEPTEUR
Ah s'il pouvait accepter ma requète, je pourrais enfin m'acheter plus de disques !
A QUI PENSERIEZ VOUS ?
Même si ce petit dessin concerne davantage ceux qui ont pour habitude, quand la salle le permet, de se mettre en face du chef, dites moi à quel chef vous penseriez !
MICROSILLONS, CD ET MP3
Au risque de déplaire aux " fans " de la technologie, je l'avoue bien franchement : pour moi le MP3 est un sacrilège, et je ne fais pas partie - pas encore - des mélomanes qui se targuent de pouvoir emporter n'importe où leur musique favorite ! Au risque de passer pour rétro, bien que ce ne soit ni le progrès ni la modernité qui me laisse sur le bord du chemin. Mais c'est une qualité de son qui à mes oreilles est rétrograde. L'indispensable compression des fichiers audio, croissante avec le progrès, apporte en fait un recul dans la qualité du son. Déjà le CD, indépendamment des avantages pratiques qu'il apporte indéniablement, n'a pas la qualité d'un bon vinyle. Et nombre de mélomanes-audiophiles autant que de chroniqueurs avertis le reconnaissent. D'ailleurs n'assiste t'on pas, depuis quelques temps à un retour en vogue de la bonne vieille platine, et ne voit-on pas aussi une tendance au retour de certaine clientèle vers le microsillon ?
Vous avez certainement dans votre discothèque un CD qui est le report d'un microsillon également présent dans votre disocthèque. Eh bien faites au moins une fois l'expérience de les écouter tour à tour sur votre chaîne et dans les mêmes conditions de volume.
Les disques analogiques n'utilisent pas d'échantillonage, (cela signifie que le temps n'est pas découpé, "saucissonné", pour être numérisé) et ont ont une compression de dynamique qui était particulièrement soignée pour remonter les détails dans les passages faibles, maîtriser les fortés... C'est l'un de mes critères d'achat de CD, préférant toujours un ADD à un DDD. Tous ces aspects devraient être considérés comme des défauts par rapport aux performances bien supérieures du CD, mais il n'en est rien car il n'est que rarement possible de disposer d'une dynamique de niveau important chez soi, alors qu'en limitant la dynamique, le vinyle donne un signal plus facile à écouter, dans lequel plus de détails sont amenés à des seuils audibles.
La technique permet certes de connecter son ordinateur à sa chaîne HIFI, mais toute de qualité soit-elle, cette dernière restituera encore un son au format MP3. Le MP3 a beau être un outil formidable, il a certaines limites, principalement celle d’utiliser un système de compression plus destructif encore que celui du CD : il ne retransmet donc pas intégralement le spectre des fréquences audio, donc réduit la qualité (plus le taux de compression est grand, plus la qualité diminue, ce qui mène parfois à l’apparition de sons parasites). Mais en général, si ces limites sont minimes malgré la perte de qualité sonore, le son reste acceptable pour l’oreille humaine. Au dire des spécialistes le format MP3 est en pleine décadence et commence à laisser place à des technologies plus performantes. Les nouveaux formats le seront-ils effectivement ? On est en droit de se poser la question.
Mais au sujet du MP3, j'extrais un passage significatif de l'entretien publié par ARTE, et donné par Ewald MARKL, ancien patron de la collection Musique classique de « Deutsche Grammophon » et ami de longue date de Herbert von Karajan :
ARTE : Du coup une question s’impose sur ce que Karajan penserait de l’actuelle « génération i-pod » avec la compression des fichiers audio et une qualité MP3 souvent assez mauvaise. Pensez-vous qu’il aurait eu du mal avec cette musique numérisée et compressée utilisée sur des lecteurs MP3, justement par ce que la qualité sonore n’est pas bonne ?
Ewald Markl : Je pense que cela lui poserait certainement un problème dans la mesure où la dynamique acoustique et la bande passante de ces appareils ne sont pas vraiment idéales ou du moins très limitées. Il aurait certainement considéré cela comme un retour en arrière. Il avait formulé un jour cette phrase célèbre au sujet des nouvelles techniques : avant, il n’y avait que des lampes à gaz !
ARTE : Il n’hésiterait donc pas à se servir des dernières technologies numériques ?
Ewald Markl : Il les utiliserait sans doute. Mais si pour cela il devait accepter une piètre qualité sonore en raison de la compression et de la mémorisation des données, je pense qu’il aurait mis son veto en disant : désolé, pas avec mon répertoire.
Et qu'on ne me dise pas que Karajan n'avait pas d'oreille !
Il reste encore à mon avis une autre alternative : Faut-il revenir au vinyle ou passer au SACD ?
Je crois que cette question a une réponse économique simple: si vous avez des vinyles, écoutez les. Un vinyle neuf n'est pas très cher (8 à 10 euros), soit moins cher qu'un CD... et beaucoup moins cher qu'un SACD (qui en offre plus, il est vrai). On trouve aussi beaucoup de disques d'occasion. A ce prix là, pourquoi se priver de ce plaisir !
A PROPOS DES INTEGRALES
C'est évidemment une banalité de dire qu'elles sont à la mode. Mais qu'en est-il ? Valent elles la peine d'être acquises, même à des prix attractifs ? Par ailleurs, est-ce que ce sont vraiment des intégrales, c'est à dire réellement complètes ?
Enfin faudrait-il en donner une définition rigoureuse, chose qui, à ma connaissance n'est pas encore faite.
Après Mozart, Bach, Beethoven, et Chopin, voilà Brahms à son tour aujourd’hui proposé au grand public dans un coffret au prix particulièrement attractif… Quand j'étais gamin, on ne parlait pas encore ” d'Intégrale “, mais beaucoup plus clairement “d'œuvres complètes ” : C'était encore l'époque ou quelques férus d'anthologies, – au demeurant assez fortunés - pouvaient se permettre l'acquisition de volumineux catalogues de microsillons 33 tours…
Un peu plus courantes existaient auparavant quelques rares éditions, par exemple : la totalité des Sonates pour piano de Beethoven, qui déjà, représentaient un onéreux et volumineux coffret de vinyles Et c'était encore un ” exploit ” de l'interprète que d'assurer ces enregistrements, chose qu'ils ne réalisaient pas au début de leur carrière, mais seulement à partir d'un certain âge, dit ” de maturité “…
La seule que j'aie est une intégrale Chopin, réalisée en Pologne que Perlemuter m'avait ramenée, - j'étais alors étudiant à Paris – à son retour du Concours Chopin dont il présidait le jury. Et qui à l'époque représentait un an de salaire pour un professeur polonais !
Aujourd'hui, qu'en est-il ? L'arrivée du CD a largement contribué à modifier la donne. Appuyés par un bon marketing, relayés par un besoin savamment provoqué par les medias, certains éditeurs ont fait en sorte que rien ne soit " beau " qu'en étant intégral.
Certains interprètes s'en étonnent, voire résistent et rouspètent ! A noter toutefois que ce ne sont pas les plus jeunes : je pense ici au cas de Gustav Leonhardt, évoqué dans le dernier numéro de Diapason. Et vous, qu'en pensez vous ?



