MELOMANIA

16 août 2016

DE LA DIRECTION D'ORCHESTRE

A celui qui ignore tout de l'art, du métier de chef d'orchestre, il est tentant de lui répondre, en un mot : "C'est un manager, au même titre qu'un chef d'entreprise".

Qu’il dirige avec les mains ou une baguette, le chef d’orchestre fascine, hypnotise, le public.

« Le chef d'orchestre est un prisme, une sorte de diamant, par lequel passent les faisceaux de toutes les individualités de l'orchestre» disait Tocanini. Le chef d'orchestre est un intermédiaire du compositeur…

L’autorité du chef d’orchestre apparaît dans les représentations sociales et musicales comme une figure du pouvoir autocratique, acceptée et reconnue par tous. Cette autorité est en réalité un construit social qui s’opère au cours des répétitions et qui engage en premier lieu le type de légitimité dont va jouir le chef d’orchestre : légitimité contractuelle, minimale, ou bien légitimité professionnelle qui engage la reconnaissance des instrumentistes.

Les origines de la direction remontent à l’Antiquité. Dans la Grèce antique, les chœurs sont guidés par l’un des chanteurs qui indique l’interprétation de la mélodie en dirigeant avec sa main. Au Moyen Age, le chef de chœur se munit d’un bâton de la main gauche et marque le temps de la droite. Assez rapidement, c’est grâce à ce même bâton que sera battue la mesure, pour la rendre plus claire. Au fil du temps, le parchemin roulé ou la canne sont également utilisés.

A la fin de la Renaissance, le chef dirige depuis le clavecin avec la partie de basse continue. Une méthode que l’on retrouve à l’opéra où généralement le claveciniste dirige les chanteurs et le premier violon, de l’orchestre. A la période classique, la disparition graduelle de la basse continue donne plus de place aux cordes dans l’orchestre. C’est alors au premier violon de guider ses confrères en indiquant le tempo et phrasé. Mais l’agrandissement des ensembles (d’une douzaine de musiciens au temps de Bach, à près de soixante à la fin du 18eme) oblige souvent le premier violon à diriger avec son archet, sans qu’il puisse jouer. L’écriture de plus en plus ardue des compositeurs à partir du 19e siècle contraint les orchestres à se faire diriger par un seul homme. La taille des orchestres de plus en plus importante généralise l’usage de la baguette pour apporter plus de précisions et une meilleure vue aux musiciens. Parmi les premiers chefs d’orchestre, on trouve Louis Spohr, (c’est Louis Spohr, un ami de Beethoven, qui, le premier, aurait eu recours à une baguette), Carl Maria Von Weber, Felix Mendelssohn.

Pour la première fois, ils dirigent face à l’orchestre, ce qui suscite l’étonnement parmi les spectateurs habitués à ce qu’on se tienne de face.

Une nouvelle étape est franchie avec des personnalités comme Hector Berlioz et Richard Wagner. Ils sont parmi les premiers compositeurs à se consacrer autant à la direction. De coordinateurs, ils deviennent interprètes avec pour instrument, l’orchestre. Et principalement pour Wagner, qui se détache de la rigidité de la mesure pour ne s’attacher qu’à l’expressivité de la phrase mélodique. C’est d’ailleurs lui qui généralise le rôle du chef d’orchestre comme celui qui impose sa vision de l’œuvre.

La profession de chef d’orchestre apparaît comme une nécessité et c'est Hans von Bülow qui est généralement considéré comme le premier à avoir fait une réelle carrière de chef d'orchestre.

L’histoire de la direction d’orchestre prend donc vraiment naissance à la fin du XIXeme siècle. Jusqu’au milieu du XIXeme siècle, à une date où elle devient indispensable, les orchestres ont besoin, à partir du moment où les partitions se complexifient (rythmiquement notamment), de la présence d’un chef pour harmoniser les propositions. A cette époque, se développent de manière empirique des manières de diriger qui peu à peu se structurent et donnent naissance à différentes écoles.

Au XXeme siècle, l’écriture musicale toujours de plus en plus poussée assoit définitivement le rôle du chef. A tel point, que la maestro rivalise en importance avec le compositeur de l’œuvre qu’il dirige. Le chef devient une personnalité charismatique et adulée, au même titre que les prime donne, une « starification » amplifiée par l’essor de l’industrie musicale permettant l’explosion de leur notoriété.

Peuvent dès lors se comparer deux écoles, celle de la direction d’orchestre historique de tradition allemande et celle de la direction contemporaine à la française.

La tradition allemande s’appuie sur une autorité de type rationnel-légal et institutionnel. Pour un instrumentiste allemand, être recruté dans un orchestre symphonique renommé est vécu comme un signe de réussite professionnelle et d’accomplissement personnel. Les musiciens allemands intègrent un orchestre à un très jeune âge. Il en résulte que le « jouer ensemble » est profondément ancré dans la culture musicale allemande. Diriger un orchestre allemand donne l’impression de diriger un groupe soudé, très organisé, qui partage des valeurs et des traditions fortes. La légitimité du chef d’orchestre, en Allemagne, vient de la force de sa vision et de son autorité. Il est perçu comme « le meilleur ». Son geste doit traduire une force de conviction, son regard doit être appuyé et ses départs autoritaires et extrêmement précis. Ces chefs d’orchestre doivent être exemplaires. Ils bénéficient d’une aura liée à une forte personnalité, une grande maîtrise des œuvres et une extrême pertinence de leur propos. Cependant la direction à l’allemande a des limites : elle nécessite de faire appel à des moyens importants et de pouvoir recourir à de nombreuses répétitions pour monter un programme. Or, dans le contexte actuel, les orchestres disposent de moins en moins de temps pour préparer un concert et s’acclimater à un chef invité.

L'attitude du chef d’orchestre allemand peut s’apparenter à celle du manager (M. Barabel et O. Meier, « Le métier de manager aujourd’hui ») qui se caractérise par :

- une légitimité de type rationnel-légal autour d’un système d’autorité hiérarchique unique (forte importance accordée au statut) ;

- un style spécifique de direction à travers une communication de type vertical (descendante), organisée autour de procédures formelles pour un grand nombre d’acteurs ; le rôle de la planification et de la prévision, s’accompagnant d’un fort contrôle des activités (contrôle ex ante) et d’une faible délégation (centralisation des décisions) ;

- un lien étroit entre la fonction de manager et la structure de l’organisation. Le manager se définit avant tout en fonction de son rôle dans l’organisation ;

- le fait d’être considéré comme un acteur structurant de l’organisation.

Une véritable nouvelle façon de diriger apparaît par aillleurs en France au XXeme siècle du fait de spécificités contextuelles (nature des orchestres français) et de l’avènement de musiques nouvelles (Ravel, Stravinsky, musique contemporaine). La direction contemporaine "à la française" s’appuie sur une légitimité relationnelle et contributive. Pour un instrumentiste français, intégrer un orchestre est beaucoup moins glorieux qu’en Allemagne. Chaque musicien a tendance à se vivre comme un soliste en puissance. Aussi, les orchestres français ont souvent été perçus comme plus individualistes et plus difficiles à fédérer. De plus, les musiciens français ont très tôt affiché un goût pour la clarté et la précision. Pour répondre à ces spécificités contextuelles, les chefs d’orchestre ont été obligés d’inventer un autre style de direction. Ils se sont mis à privilégier dans leurs gestes l’intelligibilité et la précision, au détriment de la force et du dirigisme. Il en résulte que la direction d’orchestre à la française est plus codifiée techniquement que l’école allemande, cette technique obéissant à des règles fondamentalement naturelles qui n’appellent pas au départ l’adoption d’une posture directive. Cette direction s’appuie sur la loi universelle de la gravité.

Les meilleurs chefs d’orchestre ne sont pas souvent les plus brillants avec un instrument. Par contre, ils excellent à faire jouer les autres. Un chef d’orchestre doit être une référence comportementale et pas forcément une référence technique.

En ce sens, la comparaison avec le manager s’impose : Un bon manager est en fait un chef d’orchestre qui se doit de donner la mesure afin de permettre à chaque musicien de donner le meilleur de lui-même tout en étant en phase avec les besoins de la partition :

Les musiciens connaissent leur métier et le solfège. Pour imprimer sa "marque", le chef peut mettre l’accent sur sa lecture de l’œuvre, et composer son orchestre en évinçant les récalcitrants. Mais il doit, le plus souvent, composer avec des musiciens qui l’attendent et le testent. Le groupe veut éprouver la qualité du chef avant d’accepter de se laisser guider par lui. Pour être légitime un chef doit donc s’imposer en premier lieu par sa compétence et sa maîtrise technique.

Le chef d’orchestre conduit patiemment les musiciens à découvrir une œuvre, à se l’approprier techniquement avant de la rendre sublime lors d’un concert. L’orchestre est une équipe. Tout comme au sein d’une entreprise, ses membres doivent conjuguer leurs compétences et leur art pour le meilleur. Dans les deux cas, la synergie entre le leader et son équipe fait la différence.

Dans sa position de chef d’orchestre, le manager est garant de l’intégration des différentes idiosyncrasies qui font l’entreprise. Il s’agit d’accompagner les processus sociaux, de mobiliser les imaginaires, de procéder à la récupération narcissique des individus de sorte que le résultat de l’action fasse sens autant pour les actionnaires que pour les collaborateurs eux-mêmes.

La conduite du chef d’orchestre à la française peut dès lors s’appliquer au profil du manager contemporain dans la mesure où il :

- se réfère à une légitimité de type relationnel (leadership) et contributive (compétence) autour d’un système de mobilisation de ressources qu’il s’agit d’animer, de coordonner et de faire évoluer en fonction des situations ;

- exerce un style de direction participative et coopérative servie par une communication horizontale, organisée autour d’ajustements mutuels et de systèmes de liaisons pour un nombre limité d’acteurs cibles (premier violon dans l’orchestre, experts ou ligne hiérarchique dans l’organisation) ;

- se définit avant tout en fonction de son rôle d’initiateur ou d’accompagnateur.

Face aux contraintes budgétaires et temporelles actuelles, la direction contemporaine à la française s’est imposée progressivement comme une école en tant que telle, enseignée à divers degrés un peu partout dans le monde, notamment parce qu’elle permet de résoudre les problèmes que posent toutes les partitions (du baroque à la musique contemporaine) d’aller vite en répétition car le geste remplace souvent la parole (donc l’interruption de la musique) et peut être universellement compris et sans délais.

Lorsque tous les instruments d’un orchestre se mettent à jouer chacun de leur côté, ils produisent une cacophonie intenable pour les oreilles… En entreprise, on retrouve ce même charivari lorsque des personnes a priori compétentes ne produisent qu’un grand désordre. L’individualisme étouffe la cohérence d’un groupe. Naissent alors des tensions interpersonnelles inutiles. Afin de rebondir, l’équipe a besoin d’un leader !

N'est-il pas curieux de constater que l'École Normale de Musique, convaincue de l'utilité pour un manager d'endosser l'habit de chef d'orchestre à un moment donné de son parcours a élaboré un dispositif pédagogique dont l’objectif est de former les managers et futurs dirigeants à la direction d’orchestre. Ce dispositif a d'ailleurs déjà été expérimenté avec succès par des managers et des dirigeants de groupes énergétiques et financiers français !

 

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09 août 2016

QUI N'A PAS SON FESTIVAL ?

Il ya déjà trente ans, j'avais mes favoris, régionaux ou extra régionaux. Mais au vu de leur évolution pour certains, de leur coût pour d'autres, il devient de plus en plus difficile de s'y rendre régulièrement. Et leur abondance est telle qu'on doit aujourd'hui envisager de faire un véritable Tour de France. Cette évolution n'est pas que française : elle est absolument générale ; ce n'est plus un Tour de France qu'il faut faire, mais un véritable tour du Monde.

 Et puis, surtout, à de rares exceptions, où aller aujourd'hui, quels choix faire ? Leur multiplication a tout dénaturé. Dans cette quête insensée qui remplirait un agenda complet, car désormais le festival n'est plus un évènement lié à la belle saison, on peut aussi s'amuser des "trouvailles" des organisateurs qui doivent nommer leur manifestation dont certains ne manquent pas d'humour, -encore que ce ne soit pas tellement le fait de festivals de musique classique - . Mais qu'y trouve t'on, qui soit réellement attractif, tant en programmes qu'en exécutants ? Les "stars" sont aujourd'hui tellement demandées, qu'il faudrait parcourir la France, que-dis-je, l'Europe, le Monde, de façon à la fois éreintante et dispendieuse.

 Quand je vois le catalogue des Festivals d'été pour la France produit chaque année par le mensuel Diapason, j'ai beau le parcourir de façon détaillée, je constate, pour beaucoup d'entre eux un véritable appauvrissement de leurs programmes. Seuls, quelques uns, (Laroque d'Anthéron, pour n'en citer qu'un) gardent la tête haute. Mais on est forcé de constater que certains, jadis très connus, qui ont eu leur réelle heure de gloire, se sont tristement appauvris. Un Aix en Provence, un Prades, même un Bayreuth ne sont plus ce qu'ils étaient.

 Et ailleurs, c'est misère ; et la misère se propage à la vitesse des TGV. C'est devenu de nos jours une obligation : toute commune qui se respecte et veut faire du fric – car, il faut le dire,  c'est bien de cela et rien que cela dont il s'agit – doit créer sa propre manifestation. Il y en a partout. Rien que dans mon pauvre département de l'Aude, il faudrait que je m'emploie à les dénombrer : chaque saison d'été en voit surgir de nouveaux. Au cours des derniers années j'ai ainsi assisté à Saint-Hilaire à des petites manifestations soutenues par le Conseil Général de l'Aude. Si elles aident (?) quelques artistes, elles sont d'une tristesse à pleurer et ne peuvent prétendre sérieusement à développer la promotion et la connaissance de notre beau pays.

 Ne soyons toutefois pas excessivement "vaches" : bien sûr, il doit y avoir, de l'un à l'autre, une ou deux soirées intéressantes. Mais si l'on en reste aux plus connus, (je pense, pour l'Aude, au célèbre Festival de la Cité) je suis loin, très loin d'y trouver aujourd'hui des soirées comme celles qui s'imposaient jadis : Plus de Cziffra, plus de Menuhin, plus de Richter, plus de Kempff et j'en passe.

Certes : ceux-là sont tous hélas d'un autre monde aujourd'hui. Pour autant, ils ont une belle relève, voire plus abondante qu'à leur époque.

 Que ne les sollicite t'on ? Difficile, c'est sûr : leurs impresarios, agents de concert et autres leur tiennent d'une part un timing très serré, et d'autre part sont relativement gourmands sur le chapitre de leurs prestations. Ce qui ne rend pas la tâche facile à des organisateurs de festivals de moins en moins aidés financièrement.

 J'en lis toujours les compte rendus, souvent inconséquents, car rédigés par des gens de culture musicale tristement insuffisante mais qui se prennent pour des Phoenix…

 Et puis il y a l'invasion des medias. Si nos chaines nationales de télévision ne sont pas les mieux placées, (d'ailleurs elles ne s'y sont jamais sérieusement intéressées), le web a heureusement que d'autres prennent le relai d'une façon plutôt satisfaisante, même si la prise de vue est souvent critiquable, (trop de zoom, scènes parfois invisibles tellement elles sont sombres : il reste des progrès à faire !) qui ne donne jamais la même sensation que celle d'y assister réellement.

 Mais cela apporte la possibilité d'y "assister" confortablement installé dans son fauteuil face à l'écran de son PC. J'ai le choix de regarder ce que je veux, à l'heure qui me va, pour une cotisation souvent minime. Tout compte fait, j'ai de la chance, ma difficulté à me déplacer avec mon indispensable béquille, me sauvegarde de la difficulté d'accéder aux estrades des festivals de musique dont j'étais coutumier : je commence à moins regretter…

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02 août 2016

QU'ATTENDENT-ILS ?

Je souhaite évoquer ici un compositeur languedocien, que peu, très peu, de livres, ont abordé : Paul Lacombe.

L'encyclopédie Wikipedia en dénombre 9, le plus connu étant que je sache, le livre qui a été écrit et publié par Martial Andrieu, ténor, carcassonnais de naissance, qui outre ses activités musicales, publie un blog dans lequel il défend avec opiniâtreté le patrimoine culturel et musical de sa ville de naissance et où j'ai grandi, paru à compte d'auteur sous le titre :

 

"PAUL LACOMBE, le testament musical d'un grand symphoniste français",

dans la collection "Musique et patrimoine".

Paul Lacombe © Martial Andrieu

Pour mémoire, et pour permettre à mes lecteurs de mieux le situer, je donnerai seulement ses dates de naissance et de décès : 1837-1927, l'une et l'autre à Carcassonne. Intime de Georges Bizet qui fut son mentor, ami de Massenet, Fauré ou d'Indy, Paul Lacombe a eu du succès à Paris, en Allemagne, mais n'a jamais su tirer parti de ses relations parisiennes, pour asseoir sa réputation au rang national.

 

A Carcassonne, il reste hélas – bien sûr – généreusement ignoré de tous ceux qui auraient quelque pouvoir de réhabilitation. Seul un disque a été publié, interprété par une pianiste locale, fait l'objet d'un lourd différend avec Martial Andrieu. Je ne l'ai jamais entendu, mais en aurais quelque crainte, l'interprète étant totalement inconnue.

 Voilà, pour poser le décor.

 Mon propos est tout autre.

C'est un lieu commun de dire qu'aujourd'hui, l'édition discographique s'est considérablement élargie depuis l'arrivée du CD, puisque l'investissement nécessaire n'a plus rien à voir avec celui que nécessitait le microsillon.

Il n'y a guère que sur You tube que l'on puisse écouter des extraits de certaines de ses œuvres dont un extrait du CD dont je viens de parler ; je ne me suis d'ailleurs pas gêné pour en faire une critique sévère :

 

https://www.youtube.com/watch?v=e01lT20xxJs

 Je ne citerai que celle-ci, parmi d'autres. Il faut reconnaître que Martial Andrieu a fait un important travail de divulgation sur You tube. : 

 https://www.youtube.com/watch?v=CjEqz9G9DU4

 Mais force est de constater, à travers la lecture des mensuels les plus connus qui se consacrent à la critique des nouveautés discographiques mensuelles que l'on assiste mois après mois, à la découverte de nouveaux compositeurs, jusqu'ici inconnus, mais que quelques jeunes artistes de talent, nous révèlent.

 D'où ma question : qu'attendent-ils pour faire valoir ce compositeur ? Je me doute bien, à la lecture de cet ouvrage que l'accès à ses partitions ne doit pas être des plus aisé. Mais si l'on prend en compte que l'Allemagne est un pays qui a dû mieux les conserver que notre pays, il ya là un travail de défrichage, énorme sans doute, qui ne peut que valoriser ceux qui l'auront mené à terme.

Certes, d'après ce que j'ai compris à la lecture de cet ouvrage, les partitions pour orchestre doivent présenter encore plus de difficultés.

Encore qu'elle doivent être récupérables, puisque David Bismuth et Camille Thomas, ont bien exécuté la sonate Op. 100 pour violoncelle et piano lors du Festival de Radio-France de Montpellier le 15 juillet 2015. France Musique qui plus est, a rediffusé ce concert deux semaines après.

Il serait donc hautement souhaitable qu'un certains de nos jeunes interprètes, désireux de sortir des rails usés de la routine des éditeurs discographiques, toujours friands de succès et de ventes, sachent aussi les bousculer sérieusement. Et qu'ils soient aussi convaincus que cela ne les empêchera pas de faire carrière. Qu'attendent-ils ?

 J'avais aussi un temps, pensé solliciter Suzanne Sarroca, qui revient chaque été dans sa maison carcassonnaise que je situe d'autant mieux que mon père connaissait très bien le sien. Mais, sauf son respect, je crains qu'elle n'ait plus à son âge l'énergie autant que la force de conviction pour solliciter son réseau de connaissances.

 Deux derniers regrets, pour en terminer, car je m'étonne encore que ni l'un ni l'autre n'y ait pensé :

 Je veux parler d'abord de notre regretté Aldo Ciccolini, (il avait à l'époque succédé à Vlado Perlemuter au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris) qui venait si souvent dans notre région dont il aimait un autre compositeur : Déodat de Séverac. Je l'avais bien connu dans les années 70, lorsqu'il était coutumier des festivals de Saint-Lizier et de Saint-Bertrand de Comminges ; mais, mea maxima culpa : à cette époque là, je ne connaissais même pas de nom Paul Lacombe.

 Enfin, Michel Plasson. Notre grand chef toulousain à l'époque, fut toujours un défenseur acharné de la musique française. Ne lui doit-on pas, par exemple, la découverte des symphonies de Magnard ? Si quelqu'un le lui avait suggéré, je crois qu'il aurait agi ; d'autant qu'il se rendait aussi assez souvent en Allemagne, puisqu'il fut également directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Dresde. Sans doute alors eut-il eu plus de facilités pour obtenir les partitions éditées dans ce pays. Dommage.

 Je conclurai en disant simplement un chose : le choix de Paul Lacombe était le sien. Il faut le respecter.

Mais vous pouvez être certain d'une chose : naître, vivre et habiter Carcassonne sans envisager de quitter cette ville, c'est déjà s'y enterrer pour l'éternité :

ne comptez pas sur elle, si un jour vous gagnez quelque célébrité, pour vous célébrer post mortem.

 

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31 juillet 2016

UNE ENFANCE TOUT EN MUSIQUE.

Tôt, mes parents avaient discerné chez moi une oreille musicale : tout petit, j'avais reproduit d'un doigt sur le clavier du piano de ma marraine les notes de la Marseillaise entendue peu avant par une fanfare dans la rue…

Très jeune, j'ai donc commencé l'étude de la musique chez un professeur qui m'enseignait la base du solfège.

Je m'y barbais royalement : je voulais jouer du piano ! ce que comprit très vite ma mère : je changeai de professeur et pris mes premières leçons de piano chez une certaine Melle Faffeur, qui habitait square Gambetta, juste au-dessus de l'École Jean Jaurès. Elle était pour autant que je me souvienne particulièrement emmerdante avec la tenue des mains sur le clavier : "Vous devez pouvoir faire passer une bille sous vos doigts" répétait-elle inlassablement. Outre ce souvenir je n'ai que celui, très vague, de certaines auditions d'élèves qui se déroulaient dans une salle de la rue Jean Bringer ; mais mon souvenir sur cette période reste flou. Cela dura jusqu'à mon entrée en 6ème, au Lycée Paul Sabatier, encore à l'époque, rue de Verdun.

Plus tard, à l'issue de ma 5ème, mes parents décidèrent de me changer d'établissement  : ma mère, avait été furieuse de l'avis de mon professeur de latin, (je me souviens encore de son nom : un certain M. Gerbal) qui, devant la faiblesse de mes résultats lui avait déclaré : " Que voulez-vous Madame, à cet âge il préfère taper dans un ballon que de bucher son Gaffiot !"… Comme il se trompait, soit dit en passant !

Je préférais déjà les touches blanches et noires d'un clavier de piano à n'importe quel type de ballon…

De demi-pensionnaire, je devins donc pensionnaire au Collège Saint-Stanislas.

Je n'y eus aucune difficulté d'adaptation. Soucieuse de me faire poursuivre mes études de piano, ma mère avait dû faire ce choix car elle a dû avoir le souci de ma faire retrouver le professeur que j'avais au lycée, Monsieur Marc Pouillès, chez qui elle m'accompagnait lorsque j'étais au Lycée, au 63 de la rue Littré, tous les jeudi, et dont elle savait qu'il donnait aussi des cours privés à "Stan", dans une pièce qui voisinait avec la chambre de l'Abbé Alcouffe qui dirigeait, au-delà de ses classes, la chorale de l'Ecole, à laquelle j'entrai rapidement, quand me voyant prendre mes leçons,  il eut le réflexe de m'y faire venir.

Il m'y répertoria comme "alto", et je rejoignis ainsi toute une bande de copains chanteurs de tous âges. Les répétitions de la chorale se tenaient très régulièrement, au moins deux fois par semaine si mes souvenirs sont bons, et étaient situées à la tribune de la Chapelle de l'École, au pied d'un vieil orgue à deux claviers, alors malheureusement souvent muet.

L'orgue sur lequel jouaient entre autres les abbés Courtesolle et Subra ne chantait qu'à l'occasion de certaines cérémonies religieuses, et était aussi tenu entre autres, par Monsieur Pouillès, qui était par ailleurs titulaire des orgues de l'église Saint-Vincent. Bien souvent, au lieu d'aller à la messe à la Cathédrale St-Michel, (sauf les cas où la chorale était sollicitée pour des occasions particulières) je me rendais à Saint-Vincent pour pouvoir l'écouter ; tant et si bien qu'un jour je lui demandai la faveur de pouvoir monter à la console pour le voir de mes yeux. Cela devint assez rapidement une habitude, et il profitait alors de ma présence pour me demander de tourner les pages de ses partitions.

Il faut dire aussi qu'à Carcassonne, la messe de 11heures le dimanche à la Cathédrale St-Michel, était le rendez-vous de toute la bourgeoisie carcassonnaise, qui n'avait pour plaisir que celui de se retrouver à la sortie de l'office devant le parvis de la cathédrale, alors que celle de la même heure à St-Vincent, était beaucoup moins fréquentée…

Ainsi, par la suite, l'Abbé Alcouffe me proposa d'accompagner la chorale en prenant l'orgue en mains.

Ma vie de jeune pensionnaire était donc relativement simple et bien réglée entre mes études, mes leçons de piano et les répétitions de la chorale, puis mon entraînement à l'orgue pendant les récréations d'après-déjeuner. Je me suis laissé dire que parfois l'Abbé Reynès alors Supérieur du Collège venait discrètement m'y écouter… Et j'avais aussi pris rapidement l'habitude de me rendre dans la salle de musique, là ou se trouvait le piano, pour travailler les exercices que je devais faire d'une leçon à l'autre, plutôt que de passer le temps des récréations à jouer aux billes avec mes petits camarades.

La chorale était relativement connue dans le département ; elle était ainsi sollicitée pour participer à de fréquents évènements, depuis les messes de communion solennelle qui se tenaient à la Cathédrale Saint-Nazaire à la Cité, jusqu'au baptême des cloches de l'église de Montolieu, dont je ne me souviens plus de la date. Elle participa même à un concert donné à la Cathédrale Saint-Michel par Georges Cottes à la tête de l'Association des concerts symphoniques, en renfort des chœurs pour chanter l'Alléluia du Messie de Haendel.

Là, je me souviendrai toujours de la réflexion de ma grand-mère maternelle, présente à ce concert avec mes parents, et qui m'a assuré que je m'y étais cassé la voix ! Fichtre ! elle devait avoir elle aussi une sacrée oreille pour m'entendre au milieu de quelques 100 choristes…

L'un des évènements importants de cette période, était aussi la participation au Royaume de la Musique, de Sylvie Raynaud Zurflüh, soutenu alors par l'Office de radio-diffusion télévision française.

J'y participai plusieurs fois, et me souviens qu'à la dernière, j'avais été primé et enregistré, jouant alors la marche funèbre de la 12ème sonate pour piano de Beethoven, l'opus 26. Cette année là, rentrant de vacances d'été en Angleterre, (j'y reviendrai plus loin) où j'avais découvert cette sonate, j'avais osé imposer à Monsieur Pouillès que ce serait l'œuvre que je jouerais.

Et puis, tout aussi important et formateur, il y avait les soirées au Théâtre Municipal, animées par les Jeunesses Musicales de France. J'ai l'exact souvenir des débuts de Philippe Entremont, Serge Baudo, et bien d'autres, mais surtout, de celui qui m'a le plus marqué dans mon adolescence pianistique : Samson François.

Dont le concert fut l'occasion d'un pur scandale à la "carcassonnaise" : au moment où il abordait le finale de la sonate Funèbre de Chopin, il y eut un catastrophique chahut émanant du poulailler, qui entraina illico la sortie furieuse de Samson… Il fallut toute la diplomatie de Madame Ménard, (à l'époque déléguée des JMF pour la ville), pour ramener Samson sur la scène et lui permettre de terminer son concert… C'était au cours de la saison musicale 1958-1959, ma carte JMF que j'ai précieusement conservée car elle porte l'autographe de Samson François me rafraîchit la mémoire.

Carte JMF RECTO

Carte JMF VERSO

Vinrent alors les (pénibles, laborieuses) années du bac. Sans pour autant abandonner le piano, ce qui n'a pas dû arranger les choses…

La première tranche fut laborieuse, je n'ai ici pas de quoi m'en flatter, et l'option musique que j'avais évidemment prise avec le célèbre prélude de Rachmaninov, l'opus 3 n° 2, ne m'a alors pas tiré d'affaire. La seconde partie, après un retour au nouveau Lycée (qui avait entretemps abandonné la rue de Verdun) en raison de mes insuccès précédents, inscrit en "Science-ex" fut beaucoup plus aisée. En option musique j'avais alors présenté les 24 Préludes de Chopin, mais je n'ai jamais su si c'était cette capacité qui m'avait valu une mention.

Là fut la fin de ma jeunesse carcassonnaise.

L'histoire n'étant pas finie, je la poursuivrai plus tard.

 

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28 juillet 2016

LES "PETITS ÉCRIVAILLEURS" DU WEB

 

Depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, après l'avoir patiemment mise sur pied, je tiens une base de données dans laquelle j'essaie de regrouper tout ce qui a trait à la musique classique, notamment les chroniques ou comte-rendus de concerts auxquels je ne puis désormais assister.

 Je pensais en effet qu'il pouvait être intéressant de confronter les points de vue des différents chroniqueurs à propos d'un même concert, me limitant d'abord à notre capitale puis a l'ensemble de notre pays. Cela pouvait ainsi donner un aperçu relativement valable de la vie musicale française.

 Je me suis donc abonné à cet effet à un certain nombre de newsletters émanant de sites les plus connus en la matière. (Le lecteur en trouvera d'ailleurs la liste sur la page d'accueil de ce blog).

Par la suite, ma curiosité et ma gourmandise, m'ont entraîné hors de l'hexagone, d'autant que certains sites publiaient déjà régulièrement des chroniques de concerts hors de nos frontières.

 Mal m'en prit, si je puis dire, ignorant alors que cela allait occuper toutes mes journées, un peu au détriment d'une part de l'écoute même de musique, d'autre part de l'animation de mon blog.

Sans compter que, progressant dans l'élaboration technique de ma base de données, j'ai ensuite téléchargé les documents photographiques qui s'y rattachaient. On devine le travail… Voilà pour l'introduction, car là n'est pas mon propos, mais j'y viens :

Incroyable, mais vrai…

Télécharger une chronique n'est pas en soi une tâche harassante… j'en traite en moyenne 10 à 15 chaque jour ; mais les lire et les corriger "dactylographiquement" est un autre problème ! Nécessité oblige : rares, extrêmement rares en effet sont les chroniqueurs qui savent se servir comme il faut d'un traitement de texte quelque soit le support utilisé (Word, de Microsoft le plus souvent, Adobe, plus rarement).

Que ce soit sur un journal, quotidien, hebdomadaire ou mensuel, (n'importe lequel,-ça m'évitera d'en citer), ou que ce soit sur un site internet quelconque, extrêmement rares sont ceux qui savent produire un texte correctement. Pour ma part, parmi ceux que je lis régulièrement, j'en connais certains, mais quand j'en vois d'autres dont il faut quand même recopier la chronique, je me dis souvent : "Aie, attention aux corrections !"…

Car le problème est double :

D'abord : L'apprentissage du clavier de PC, n'est pas tellement différent de celui d'une machine à écrire –aujourd'hui disparu- , par contre l'apprentissage d'un traitement de texte est plus long et plus complexe. Pour ne considérer que le plus courant : Word, (celui dont je me sers exclusivement, n'ayant jamais eu l'occasion d'aborder Adobe), il est évident qu'à la simple recopie de n'importe quelle chronique, on  visualise immédiatement toutes les carences de son auteur en la matière. Qui a manifestement abordé l'outil de façon rudimentaire, sans seulement savoir se servir des "caractères invisibles" pourtant si utiles, voire indispensables.

Ensuite : les principes –internationaux- des règle de ponctuation typographique.

Jadis, lorsque j'ai fini ma carrière comme animateur de formation informatique, j'avais pris soin de rédiger, dans mon cours d'enseignement de Word, une paire de pages consacrée à l'essentiel de la ponctuation. Je ne vais pas vous l'infliger ici, préférant renvoyer tout lecteur qui en aurait la curiosité , ou, mieux, l'envie à un ouvrage de référence qu'il me paraît utile de posséder : hors toute publicité, je recommande vivement l'ouvrage :

Ortho vert : Dictionnaire orthographique et grammatical, relié - 1976 – Éditions sociales, de André Sève (Auteur), Jean Perrot (Auteur). Toujours disponible sur le web. Il resterait enfin une ultime recommandation à donner à tous ces petits écrivailleurs, si pressés de publier leur pensée : RE-LI-SEZ-VOUS avant d'éditer !!! 

Dernier exemple à l'appui !

 

 

 

Sans doute n'ont-ils jamais eu d'instituteur pour le leur enseigner, lors de leur éducation primaire…

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27 juillet 2016

QUELQUES PERLES DE NOS CHRONIQUEURS…

Il est étonnant de voir comment certains rédacteurs dont je ne doute ni de la culture ni de l'éducation, négligent de relire leurs écrits avant de les publier sur le net (sans doute sont-ils pressés d'y voir avec quelque fierté leur page, à moins qu'ils ne soient bousculés par leur webmaster).Tout autant de voir comme nombre d'entre eux sait à peine que la plupart des logiciels de rédaction de textes, dispose d'outils de correction d'orthographe.

A quand, la période où nous pourrons les lire dans le style de nos gamins sur leurs mobiles ? Peut-être en seront ils plus compréhensibles…

 

Je n'en dis pas plus et vous livre certaines que j'ai eu l'occasion de relever, en précisant les sources, date, titre de la chronique, et l'auteur.

 

" Chaque année, le festival international Toulouse les Orgues s’ingénue à trouver de nouvelles voies…"

(Altamusica, 10/10/2009, Toulouse les Orgues 2009 : Orgues et politique, Olivier Brunel)

 

" Enfin, Stéphanie d'Oustrac serre magnifiquement la partition de Poulenc…"

et, plus loin : " …cette luxueuse récitante - qui n'avait pas fréquentée le Capitole depuis… "

Anaclase, 19/03/2010, " Erwartung " et " Pierrot lunaire " de Schönberg, " la voix humaine " de Poulenc, Bertrand Bolognesi.

 

Je ne saurais en faire la liste, elles sont légion, mais il est bon je crois de souligner l'inattention de certains d'entre eux. C'est plutôt rigolo, parfois, attristant ! La hâte de publier pour être lu…

 

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29 août 2015

LANG LANG AU FESTIVAL DE LA CITE A CARCASSONNE

 

6201 lang lang le 09

Comme vous le savez, je l'adore !

Mais sa dernière, ici, à Carcassonne, au cours du dernier Festival de la Cité (2015) n'est pas passée inaperçue. Témoin cet article d'un quotidien régional, que reproduis ci après : Carcassonne : le public s'en va, Lang Lang continue son concert

Le pianiste Lang Lang n'est pas prêt d'oublier l'incroyable concert qu'il a donné hier soir au théâtre Jean-Deschamps à la Cité de Carcassonne. Incroyable couac de l'organisation ou facétie du virtuose, le pianiste s'est retrouvé à jouer devant un théâtre à 3/4 vide et pour cause, une bonne partie du public était partie croyant que le concert était fini après une heure de récital ! S'absentant de scène et multipliant les saluts, Lang Lang a dérouté. Le public avait perdu les repères, habituellement très codés, des rappels. Aussi stupéfiant que cela puisse paraître, personne pour dire au public, le concert n'est pas fini !

Alors que le théâtre s'était en partie vidé et que les gens s'agglutinaient vers la sortie, laissant une partie de ses fans dans l'expectative la plus totale se refusant à croire que cela était déjà fini, il est réapparu micro en main ! "Qu'est ce qui se passe, vous ne connaissez pas les pauses ici ?" a-t-il déclaré avant de plaisanter "je pars aux toilettes et quand je reviens il n'y a plus personne..." devant une assistance incrédule, "je n'ai pas terminé mon programme. C'est incroyable, c'est la première fois qu'une telle chose arrive" et il s'est rassis reprenant le fil de son concert et notamment les morceaux de Chopin très attendus.

Détendu et accessible, le pianiste a encore joué une heure offrant un final éblouissant devant un public comblé et euphorique d'avoir partagé un moment aussi incroyable avec le plus prestigieux pianiste du moment. Lang Lang a ensuite signé de nombreux autographes et serré des mains, puis jeté sa serviette éponge à la foule telle une rock star, avant de faire quelques selfies !

L'évènement n'est pas passé inaperçu, puisque dès le 10 juillet, France musique s'en faisait l'écho :

En concert au festival de Carcassonne jeudi 9 juillet, le célèbre pianiste Lang Lang s’est absenté quelques minutes pour aller aux toilettes, et a trouvé une salle à moitié vide à son retour.

Médiatique, Lang Lang l’est assurément. Le pianiste fait parfois autant parler de lui pour ses disques et ses concerts que pour ses évènements médiatiques : jouer pour la finale de la coupe du monde de football, pour la plupart des grands dirigeants à travers le monde, sous la pluie, ou encore en concert avec cent autres pianistes

Mais jeudi soir, Lang Lang a été l’objet d’une anecdote pour le moins cocasse : alors qu’il terminait la première partie de son concert, après 1h15 de récital, et se rendait aux toilettes, le pianiste découvrit à son retour une salle à moitié vide.

Visiblement très surpris, Lang Lang prit le micro pour déclarer au public « le concert n’est pas terminé ! Je suis juste parti aux toilettes ! », puis retourna au piano pour la seconde partie. A l’issue du concert, il a commenté cet insolite évènement aux caméras de TV Carcassonne.

Dommage, donc, pour ces centaines de spectateurs qui n’ont assisté qu’à une partie du programme, dans lequel Lang Lang interprétait le Concerto italien BWV 971 de Bach, les Saisons de Tchaïkovski, et 4 scherzos de Chopin…

Sale chronique pour notre belle ville et sa si célèbre Cité, mais qui dit combien notre ville reste étrangère à la musique dite classique.

Cela me rappelle d'ailleurs une anecdote datant de quelques années avant : il y a quelques années, j'étais allé écouter avec une de mes amies la TRAVIATA à Carcassone au théâtre élisabéthain.. Après le moment où TRAVIATA est gifflée par Germont et tombe parterre, l'entracte. Et là, nous voyons tout le monde partir ! Très connaisseurs de l'oeuvre, les spectateurs ont cru que l'opéra était terminé ! Ce qui nous a permis de récupérer les meilleures places !

 

 

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19 février 2010

LE TELECHARGEMENT PARLONS-EN !

Partout, l'actualité ne nous parle que de cela. J'en ai marre.

Mais j'ai enfin pu trouver, sur le mensuel Classica du mois en cours, un article qui par l'intermédiaire d'un éditeur discographique fait enfin honnêtement la part des choses : le patron du label Timpani, Stéphane Topakian reconnaît que (je cite) : "si en rock ou variété le téléchargement s'opère sur un titre, voire deux, mais jamais comme en classique sur un album entier" et ajoute : "en outre on téléchargera plus aisément deux minutes de piano d'Erik Satie, que les quatre heures et demi du Crépuscule des Dieux de Wagner".

Bien dit ! d'autant mieux que personne jusque là, ne s'était manifesté pour le dire.

Personnellement je me gardais jusque là d'ouvrir le débat, mais n'en pensais pas moins.

Enfin, nous avons quelqu'un qui parle, en professionnel, et qui reconnaît implicitement que tous ces problèmes de téléchargement concernent bien plus la variété que le classique.

J'ajoute que pour le mélomane de classique que je suis parmi bien d'autres, même si j'en avais le temps, je ne téléchargerais jamais le Crépuscule des Dieux en mp3 : quelle horreur !

Je reste un inconditionnel du bon CD, encore plus de mes microsillons !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09 février 2010

Le New-York Philharmonic à Paris.

La plupart des chroniques que j'ai pu réunir à ce sujet sont d'un avis purement négatif  en ce qui concerne le nouveau chef de cette formation. Seul le chroniqueur de Forum Opera, Marcel Quillevere, semble plus  adepte de leur prestation, encore que visiblement, dans sa chronique, il s'attache davantage à la réhabilitation de John Adams. Libre à lui, mais il est bien le seul à ne pas évoquer la direction d'Alan Gilbert. Dommage.

En réalité je ne suis guère surpris des conclusions rapportées par les divers chroniqueurs qui en rendent compte, ayant eu pour ma part, avec quelque intuition sans doute, quelque surprise dès la nouvelle de sa nomination à la tête de cette formation, de ses réelles capacités. Parce qu'il est le fils d'une ex-violoniste de l'orchestre ? Faible et insuffisant argument, du moins à mon sens, malgré le passé de ce chef, et sa formation : cela ne suffit pas à une telle affectation, qui eut été justifiée par une bien plus grande expérience pratique, et davantage reconnue.

Sans doute, et sauf erreur de ma part, ce chef est le second chef d'origine américaine, après Bernstein. Hélas…

Malheureusement, il ne se révèle point avec les mêmes capacités, comme je pouvais le supposer.

Mais sa nomination à ce poste, quand on connaît quelque peu les mécanismes de fonctionnement de la "High Society New-Yorkaise ", ne répond-elle pas avant tout au désir de se doter, pour cette formation, d'un chef américain de naissance ? Nous ne sommes plus loin, ici, de l'éternel protectionnisme américain, qui nous a valu bien des déboires en économie, et qui n'est pas loin de nous en procurer d'autres sur le plan de l'Art, ce qui est tout aussi grave ! Heureusement, selon mes informations, la tournée de l'Orchestre avec son chef, ne " pousse " pas jusqu'à Vienne : Mahler, dans sa tombe si proche, s'en serait retourné, lui qui a été dans les années 1910 à l'origine de la véritable formation de cette phalange. Je serai franc : il serait bon qu'un audit de cette tournée européenne de l'Orchestre, impose un nouveau changement de chef pour cette formation de prestige : de bons chefs américains, mal affectés, il y en a !!! (Je préfère n'en pas citer, ils sont libres de leur choix).

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20 janvier 2010

A LA RECHERCHE D'ARCHIVES

Si l'un d'entre vous, ami lecteur, même de passage sur mon blog, peut me répondre, qu'il n'hésite pas ! Je serais curieux de savoir si, hors Bibliothèque Nationale, la collection des numéros du mensuel " Le Monde de la Musique " ont été archivés, et, dans l'affirmative, donnez moi l'adresse, (postale, web ).

Un grand merci dans l'espoir d'une réponse positive.

 

 

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06 décembre 2009

DES CHERCHEURS MUSICIENS…

Des chercheurs musiciens font de l'iPhone un instrument de musique !!!

France 24 l'annonce dans son édition d'aujourd'hui : l'iPhone est promu au rang d'instrument de musique. Extrait de l'article, le lien ci-dessous permettant d'accéder à son intégralité.

L'iPhone peut aussi devenir un instrument de musique, comme l'ont montré des chercheurs de l'Université de Stanford (Californie, ouest), qui ont donné récemment un " concert " avec pour seul accessoire le téléphone portable branché d'Apple.

Cinq musiciens vêtus de noir entrent en scène. Dans chaque main, ils tiennent un iPhone. De petites enceintes rondes sont scotchées au dos de leur main pour amplifier le son de leur "instrument". Alors, pour quand un Orchestre symphonique d'iPhones à Pleyel ?

L_iPhone_peut_aussi_devenir_un_instrument_de_musique

 

 

http://www.france24.com/fr/20091205-liphone-promu-rang-dinstrument-musique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2009

SPRECHGESANG ET RAP

Je lis comme d'habitude la chronique mensuelle de Claude Samuel, publiée dans le N° de juillet-août de Diapason, consacrée cette fois, à la création du Pierrot lunaire de Schonberg.

Non que j'apprécie particulièrement cette œuvre, mais la science de Claude Samuel nous en dit long sur la genèse de cette œuvre, et, plus particulièrement sur l'origine du sprechgesang, nouvelle langue vocale qui est la marque de fabrique de cette œuvre culte.

Selon Claude Samuel, au terme du premier mélodrame de cette œuvre, Schönberg écrit :

"J'ai la conviction d'aller à la rencontre d'une forme d'expression nouvelle, je le sens. Les sonorités bestiales se transforment  immédiatement en pulsations où se mêlent mes vibrations des sens, de l'âme".

Cherchant à en savoir davantage je consulte Wikipedia, qui définit le rap comme "une expression vocale sur fond musical appartenant au mouvement culturel hip-hop apparu au début des années 1970 aux Etats-Unis", et affirme que l'ancêtre le plus proche du rap est le spokenword ("mot parlé"), issu des populations noires américaines, apparu au début des années 70, et me demande si en réalité le rap n'est pas tout simplement un lointain dérivé du sprechgesang.

Certes je ne suis pas un passionné de ce genre.

Alors si quelque lecteur avisé peut me renseigner plus à propos à ce sujet, la place lui est offerte !

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10 mai 2009

BERLIOZ, TOUJOURS MECONNU !

Théâtre des Champs-Elysées, jeudi soir, concert retransmis en direct par France Musique.

L'évènement est de taille : Création mondiale de "Le temps l'Horloge" de notre compositeur bien vivant, Henry Dutilleux. Avec comme exécutants les deux interprètes dédicataires de l'œuvre, (une commande de Radio France), et pas n'importe qui : Renée Fleming, soprano, et Seiji Ozawa au pupitre.

Patriotisme du programme : trois compositeurs français à l'affiche, avec Dutilleux, Ravel pour commencer, Berlioz pour conclure.

J'enregistre, je réécoute.

Mon propos, ici ne sera point de faire la critique du concert, (je laisse ce soin aux spécialistes, beaucoup plus compétents que moi), mais de faire juste part de mon étonnement final.

Je reste vraiment surpris par l'apparente méconnaissance du public vis à vis de la suite du Roméo et Juliette de Berlioz, en entendant, comment après la fin de l'exécution, la salle a hésité à applaudir… ce qui traduit la preuve manifeste de sa méconnaissance de l'œuvre.

Ah, c'eut été la "Fantastique", les applaudissement auraient été beaucoup plus immédiats au terme du dernier accord ! Mais là…

Décidément la phrase d'un célèbre critique de l'époque qui disait, à propos des trois plus grands musiciens français, que Rameau était inconnu, Debussy, mal connu, et Berlioz , méconnu, reste bien vraie, tout au moins pour ce qui concerne Berlioz.

 

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02 mai 2009

L'ANNEAU DE MELISANDE

Réveillé comme tous les matins par le chant des piafs, quillés sur la gouttière, et qui n'ont de cesse de déverser leur fiente sur la carrosserie de ma voiture, je m'empresse d'accéder à mon toit du monde pour lire l'actualité donnée par nos chers petits journalistes musicaux qui me déversent tout leur flot de fiel.

Depuis hier, je m'amuse et m'insurge : belle série d'éditos chez les uns, de lettres-réponse chez d'autres, de prises de position tout aussi légitimes que variées, face à la réaction d'un chroniqueur bien connu de l'un de nos mensuels spécialisés, je le cite : (il n'en reste plus beaucoup, alors pourquoi vous laisserais-je le chercher) Diapason.

Cela tourne à l'imbroglio. Chacun a raison, mais tout le monde à tort. Tort de se lancer dans pareilles querelles.

Les débats, certes ne remontent pas à hier. Témoin ces deux extraits de presse que peu aujourd'hui doivent avoir en mémoire, car ils émanent d'un ancien hebdomadaire qui, hélas, eut une vie de la durée d'une rose, mais qui avait l'avantage de se consacrer d'une façon très précise exclusivement aux programmes de France Musique, assortis, pour s'étoffer, de quelques chroniques.

Comme vous le voyez, ce n'est pas d'aujourd'hui que je fais partie des "consommateurs de presse musicale", puisque c'était dans les années 1968/69 sauf erreur. A cette époque donc était paru dans ce journal un article signé Michel Glotz, en fait extrait de son bouquin "Révéler les Dieux" dans lequel il avait inclus une "lettre ouverte aux critiques musicaux".Michel_Glotz

Le dit article avait évidemment déclenché des réactions indignées, et le journal n'avait publié que celle de l'un de ses collaborateurs. R_ponse___Michel_Glotz

Ce fut cette publication qui me poussa à acquérir l'ouvrage de Glotz, dont la lecture m'incita à consommer davantage de presse musicale. Or à l'époque pas encore d'internet, seulement la presse spécialisée, et, c'est vrai davantage d'articles, de critiques de concerts, dans presque tous les quotidiens, autant nationaux que régionaux…

Qu'en est-il aujourd'hui ? La presse quotidienne a sérieusement baissé de régime surtout depuis l'arrivée d'Internet. Quant à la presse spécialisée, elle a fondu, en moins de dix ans, comme peau de chagrin : souvenons nous avec respect sinon émotion, des Répertoire, Opera Mag, Opéra International, et tout dernièrement du Monde de la Musique, que j'ai déjà déploré ici même, voyant dans cette disparition comme la chute de l'anneau de Mélisande au fond du puits…

Face à cette évolution, certains se demandent maintenant si des structures plus légères en terme d'investissement et de charges financières comme celles que sont les sites Web spécialisés, d'accès gratuit, ne sont pas devenues de sérieuses concurrentes des mensuels qui restent encore en place, et pensent que leur lecteur ne va pas renier à ses abonnements. Et se posent, fort honnêtement d'ailleurs, la question de savoir s'il faut s'en réjouir. D'autant que certains des chroniqueurs du Web sont aussi rédacteurs dans ces revues ou ces journaux !

Pour ma part, j'avoue ici bien franchement que j'eus préféré la disparition de Classica à celle du Monde de la musique. Et que face à la brièveté de certains de ses articles, je me pose sérieusement la question de savoir si je vais, le moment venu, renouveler mon abonnement. Même si quelques illustres signatures y poursuivent leur tâche, j'ai encore le temps, mon abonnement actuel ne venant à échéance qu'en avril 2010 !

Je ne vois pourtant dans ces divers supports, que je qualifie respectivement de " presse écrite " et de " presse internet " aucun problème de concurrence. Pour avoir vécu les quasi débuts de la presse internet, (et participé activement à Res Musica jusqu'à une certaine époque), j'ai pu aussi constater l'évolution de l'opinion de la presse papier sur la génération montante. Observés avec un certain mépris par les critiques officiels des grands journaux, les sites internet reconnus ont même parfois sympathisé avec certains de leurs aînés. Quand je vois que certains sites se voient désormais fournir des " places de presse " par l'ONP, je me dis que si concurrence il y a, c'est tant mieux ! Car je préfère lire une critique d'Opéra qui, avec photos à l'appui (pas plus de trois, en général), se parcourt sur trois ou quatre "pages-écran", qu'une simple demi-page sur Classica ou Diapason : on en sait tout de même un peu plus !

Il y a encore moins de raisons de se réjouir de la disparition des uns, que leurs conditions de travail sont radicalement différentes. Une feuille de papier n'est jamais qu'un espace limité, et comme me l'avouait assez récemment Renaud Machart, critique du Monde, c'est assez acrobatique de devoir faire une critique  limitée à 4000 caractères. Problème de presse écrite, parmi tant d'autres qui lui sont propres!

Réciproquement, on ne saurait oublier celles de la presse internet, qui se plaint fréquemment d'être limitée en volume par ses hébergeurs !

 Pour finir, le problème n'est-il pas aussi que la presse spécialisée, notamment Diapason, et, surtout le Monde de la Musique ont beaucoup trop tardé à aborder le Web de façon compétente ?

Même si aujourd'hui Classica "se repose" sur le site de Qobuz, l'idéal, à mes yeux, n'est pas encore atteint : un site qui reprendrait entièrement, mois par mois, l'édition papier.

Finalement, toutes ces querelles de personnes sont aussi vides qu'inutiles. Le seul bon sens qui reste serait de faire place/face au progrès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2009

CRITIQUE DES CRITIQUES, OU PLUS EXACTEMENT, DES SITES (2)

Je serai franc et sans esprit polémique, mais à force de fréquenter, quasi quotidiennement chacun des sites de chroniques musicales que vous pouvez apercevoir dans la liste de mes liens favoris, mieux vaut que j'annonce au lecteur peu informé, les inconvénients et faiblesse de chacun d'eux.

Je vais donc les classer par ordre de préférence, en distinguant pour chacun d'entre eux, plusieurs critères.

En première position, FORUM OPERA avec 23 points

Qualité des chroniques :                                  ******

Qualité de présentation :                                  *****

Datation des chroniques :                                 *****

Facilité de navigation dans le site :                    ***

Illustrations photographiques :                          ****

 

En seconde position : CLASSIQUEINFO.com avec 21 points

Qualité des chroniques :                                     ****

Qualité de présentation :                                    *****

Datation des chroniques :                                   *****

Facilité de navigation dans le site :                       *

Illustrations photographiques :                            ****

 

Ils ont tous deux l'avantage de bien distinguer la date du concert chroniqué de celle de la publication/mise en page. On peut en effet douter, comme on le verra plus loin que les chroniques d'un concert aient pu être rédigées et publiées  dans la soirée qui l'a suivi.

Troisième position pour RESMUSICA avec 20 points

Qualité des chroniques :                                       **

Qualité de présentation :                                    *****

Datation des chroniques :                                   *****

Facilité de navigation dans le site :                       ****

Illustrations photographiques :                            ****

 

Ici, net avantage à la présentation dans la mesure où pour chaque chronique de concert, le site donne d'abord accès à ce que j'appelle " l'affiche " de la soirée chroniquée. Mais, petit inconvénient, vraisemblablement pour paraître plus " animé ", dans chacune de ses rubriques, le site change constamment sa " Une ", bien que ce ne soit pas chronologiquement la dernière information chroniquée. Par ailleurs, ils sont les seuls à permettre la visualisation du cursus de leurs chroniqueurs.

 

En quatrième position vient ALTAMUSICA avec 18 points,

Qualité des chroniques :                                       *****

Qualité de présentation :                                      **

Datation des chroniques :                                     *****

Facilité de navigation dans le site :                         ***

Illustrations photographiques :                              ****

 

Viennent ensuite mais hélas à un tout autre niveau… A partir de là, on dégringole !

En cinquième position, avec 13 points, (on voit que l'écart est significatif), CONCERTONET :

Qualité des chroniques :                                     ****

Qualité de présentation :                                     **

Datation des chroniques :                                   *

Facilité de navigation dans le site :                      ****

Illustrations photographiques :                             **

Un seul point pour la datation des chroniques : qui se fait à l'américaine, mais qui reprend l'européenne dès qu'il y a répétition de dates : le comble de la logique !

Un mauvais point : ils semblent avoir perdu pas mal de chroniqueurs-correspondants sur la province et l'étranger. Pas mal de chroniques vraiment trop brèves.

 

Sixième position de mes préférés, avec 10 points, CONCERTCLASSIC :

Qualité des chroniques :                                     **

Qualité de présentation :                                     ***

Datation des chroniques :                                    0

Facilité de navigation dans le site :                      ****

Illustrations photographiques :                             *

Datation  : la pire de toutes ! : les chroniques d'annonce d'un concert sont à la date du concert et non à celle de la chronique. Chroniques souvent paresseuses, qui laissent le lecteur sur sa faim.

 

Avant dernier de mon classement, avec 9 points, CLASSIQUENEWS

Qualité des chroniques :                                     ***

Qualité de présentation :                                     **

Datation des chroniques :                                   ** 

Facilité de navigation dans le site :                      **

Illustrations photographiques :                             *

Une frappe des textes parfaitement catastrophique à la recopie, qui plus est de la plus haute fantaisie suivant les rédacteurs.

 

Enfin, bon dernier du classement, avec 8 points, QOBUZINFO

Qualité des chroniques :                                    *

Qualité de présentation :                                    ***

Datation des chroniques :                                   *

Facilité de navigation dans le site :                      **

Illustrations photographiques :                             *

Chroniques rarement riches, du vrai style " cancanier " mais qui tient bien au courant des prestations à venir, d'où son intérêt. " Marié " au mensuel Classica, un seul chroniqueur, avec le tort d'en reproduire certains articles, (certes pas sous sa signature) mais peu souvent les plus significatifs. Doit-on renouveler son abonnement à la dite revue ?

Voilà. Estimation rapide, succincte, dans laquelle j'ai volontairement supprimé un critère de taille :

facilité de recopie des chroniques sous Word. Déplorable partout ! Tous demandent une plus que bonne maîtrise de Word, avec la nécessité de s'habituer à la modification de chacun, en fonction de leurs critères de mise en page et de dactylographie.

Ma conclusion : d'énormes progrès restent à faire pour chacun d'eux, aucun ne s'étant à l'évidence soucié de la possibilité pour leurs lecteurs intéressés, de pouvoir aisément recopier un article. Word étant l'outil de traitement de texte le plus répandu, on peut se demander ce qu'il en serait avec Acrobat PDF Writer…

 

 

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